29.10.2008

BERRE LES ALPES: "LES ESTUBAS"

Il y a bien longtemps de cela, les paroissiens du petit village de Berre les Alpes au Nord de Nice décidèrent tout simplement de connaître enfin la paix et le paradis sur terre. Pour y parvenir, rien de plus facile : faire disparaître celui qui est à l’origine de tous les tourments et de toutes les tentations perfides : le Démon.

Encore fallait-il le rencontrer et parvenir à le neutraliser grâce à un piège habile capable de tromper sa vigilance. Chacun entreprit de bon cœur et à sa façon de provoquer et d’attirer l’attention du Malin en péchant ostensiblement. Ceci, tout en proclamant être prêt à vendre son âme pour continuer à satisfaire son vice sans retenue. Ainsi, le village devint très vite et pour la meilleure cause une infâme banlieue de l’Enfer !

Pétou le bourrelier, d’habitude si calme, s’emporta un jour et fou de colère s’en prit à son voisin le paisible Firmin qu’il accusa de venir chaque soir uriner contre son mur.

Le vieux Massa, meunier prudent et économe refusant désormais tout crédit, se mit à compter ses écus la nuit à la lueur de la chandelle, comme un vieil avare.

Barraya l’aubergiste, jusque là sobre et respectueux des préceptes de l’église, céda sans retenue à la gourmandise, n’hésitant pas à avaler une daube de marcassin le vendredi en trempant le pain dans la sauce, y ajoutant quelques douzaines de châtaignes rôties, le tout accompagné de force rasades de vin du Vignal.

Plus que jamais, Fernand, le fils du notaire Lavagna, véritable coq de village, arpentait les abords du lavoir en tortillant ses moustaches du bout des doigts, l’œil de velours et le sourire aux lèvres. Orgueilleux et sûr de lui, il n’hésitait pas à arborer une plume de paon mordorée à son chapeau de feutre, comme les Piémontais élégants. Mais ses mines et son accoutrement ne réussissaient qu’à faire pouffer de rire les jolies lavandières.

Quant à Jacoulin Galléan, seigneur du lieu, sa proverbiale propension à la paresse s’affirmait par des grasses matinées interminables relayées de siestes sans fin sous le figuier de son jardin.

Finette, la veuve joyeuse du boulanger aguichait plus que jamais les hommes réunis sur la placette, se mêlant même à eux pour jouer aux boules, penchée en avant avec un large décolleté plongeant ! ... A la suite de ces exhibitions, les maris tous échauffés annonçaient le soir même à leur femme leur soudaine intention d’aller chasser la grive à l’espère.

Disparaissant à tour de rôle jusqu’à la nuit pour toujours revenir bredouilles, leurs pas les entraînaient insensiblement vers la Gréou, quartier où demeurait Finette la coquette « fournièra ».

Dans cette atmosphère où chacun s’enfonçait chaque jour un peu plus dans les pires turpitudes du péché, le curé Don Tirignoun qui avait encouragé ce singulier stratagème commençait à s’inquiéter. Le Diable ne se montrait toujours pas en dépit du zèle de ses paroissiens. Le curé répétait en chaire que le premier à croiser le Diable avait pour mission de l’attirer à la grotte de la Baouma du Trabuquet, sous le prétexte d’y rencontrer sa vieille complice la sorcière Mascarelli. Des fagots entassés au fond du trou et un bloc de rocher prêt à pivoter pour en fermer l’entrée feraient le reste ...

Une nuit où Massa recomptait pour la énième fois les pièces contenues dans une des quatre bourses en cuir, quelqu’un choqua le carreau de la fenêtre. Approchant sa lampe, le meunier vit un visage grimaçant un sourire et une main s’agitant en signe d’amitié. Méfiant, Massa recula alors que l’autre persistait, montrant du doigt la porte. Déjà, il y tambourinait d’une façon insistante. Prenant le fusil d’une main et la lampe de l’autre, le meunier ouvrit et entrebâilla la lourde porte en chêne.

Fraternel et joyeux, l’espiègle visiteur expliqua que sa méconnaissance des lieux l’avait conduit à s’égarer sur les chemins conduisant de l’Escarène à Contes. Très à l’aise, il s’assit, sans y être invité, puis retira son chapeau découvrant une ample chevelure rousse où pointaient deux petites excroissances symétriques juste au-dessus du front. Ses yeux verts semblables à ceux d’un chat ne quittaient pas le visage du pauvre Massa saoulé par un flot de paroles. Il proposait de l’or, beaucoup d’or si le meunier le voulait ... Oh ! c’était facile ! Une simple promesse suffirait : lui confier sa destinée après la mort ! « Vous me laisserez m’occuper de tout et vous ne le regretterez pas ... » Puis, sortant des plis de son manteau une bourse lourde et gonflée, il la posait déjà sur la table, l’ouvrait, la secouait pour en faire tomber une pluie de lourdes pièces jaunes tintant agréablement à l’oreille du meunier. Se baissant pour ramasser un écu qui avait roulé sous la table, Massa remarqua les pieds fourchus de son hôte. Pas de doute, c’était bien le Diable en personne !

Tout devenait clair, vendre son âme contre de l’or, la damnation était au bout du marché ! Tremblant d’émotion, le malheureux « moulinier » bredouilla qu’il devait réfléchir avant de s’engager. Puis il avoua soudainement avoir rencontré le soir même la mère Mascarelli dirigeant ses pas vers la Baouma, où elle devait avoir encore rendez-vous avec le Diable pour quelque affaire sérieuse ! ... Le visiteur, surpris par cette révélation, rafla d’un geste les pièces, les remis dans le sac qui disparut aussitôt. Puis, empruntant une lampe il s’enfuit dans la nuit, petite lumière sautillante le long du chemin.

Massa courut réveiller les gens du village, excepté Jacoulin toujours endormi comme une marmotte. Tous foncèrent, Don Tiragnoun en tête, vers la Baouma du Trabuquet. Pas de doute, le Diable y était bien, comme l’attestait la lueur mobile de sa lampe. On poussa sans bruit la lourde pierre, pour bloquer l’entrée de la grotte après avoir lancé un brandon enflammé sur les fagots de bois.

Une épaisse fumée se dégagea très vite du foyer, accompagnée de cris mêlés de jurons et de menaces. Le Diable apparut au milieu des flammes, visible aux Berrois par une étroite faille. Il essaya même de pousser la pierre, pour l’en dissuader, le curé l’aspergea d’eau bénite, ce qui eut pour résultat de le faire se tordre de douleur.

L’Ange du mal s’enfuit enfin au fond de l’antre, pour disparaître à jamais. Le lendemain, les cloches sonnèrent à toute volée, une messe d’action de grâce réunit l’ensemble des gens de Berre à l’église, puis en une joyeuse procession sur le chemin de la Baouma du Trabuquet, qui devint « le trou du Diable ».

Après ce glorieux exploit, les Berrois enfumeurs de Démon acquirent le flatteur surnom « d’Estubas ».

Depuis, Berre est presque un paradis, on ne s’y ennuie pas seuls quelques péchés véniels sont parfois révélés en confession. Vraiment, pas de quoi inquiéter les successeurs de Don Tirignoun.

D’après « Les Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes » (Equinoxe-éditions Saint Rémy de Provence), pour commander cet ouvrage dédicacé de 23 € : téléphoner au 04 93 24 86 55.

Avec les "Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes", Edmond Rossi, auteur niçois de plusieurs ouvrages sur le passé de son pays, nous offre un recueil d'une centaine de relations confondant la vérité historique et l'imaginaire de la légende.

Pour tous ceux qui désirent connaître non plus une Côte d'Azur artificielle mais une terre de culture et de mémoire, ce recueil constitue une promenade originale puisée aux meilleures sources.

Les Alpes Maritimes possèdent un particularisme né d'un isolement géographique, terre de contraste. Elles offrent une tradition enracinée dans un passé fertile en anecdotes souvent ignorées.

Merveilleux voyage que ces récits qui vont des légendes des origines aux chroniques d'un millénaire de défis naturels, se poursuivant vers des villages du bout du monde pour y traverser un passé où se croisent les silhouettes d'illustres personnages et l'ombre inquiétante des sorcières.

Laissons nous conduire dans les coulisses secrètes de ce théâtre factice qu'est la Côte, vers l'intérieur de ce pays d'Azur, à quelques pas du littoral, pour en découvrir et en pénétrer l'âme.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 

 

28.10.2008

ALPES MARITIMES HISTOIRE, SITE "PAYS D'AZUR"

A découvrir :

 

http://pays-d-azur.hautetfort.com...

 

 

Des histoires extraordinaires naissent sous tous les cieux, mais seul un cadre favorable les fait éclore.

 

La situation géographique du « Pays d’Azur » où les Alpes plongent dans la mer dans un chaos de montagnes et de vallées profondes lui confère déjà un caractère exceptionnel. Les climats qui s 'y étagent de la douceur méditerranéenne de la côte aux frimas polaires des hauts sommets sont tout aussi contrastés. Si l'on ajoute que l'homme a résidé sur ces terres d'opposition depuis ses origines, on ne peut s'étonner de trouver en lui la démesure du fantastique révélée par les outrances du décor.

Cet environnement propice ne devait pas manquer de pro­duire dans la vie de ses habitants une saga où l'imaginaire rejoint naturellement la réalité.

 

Depuis les milliers d'étranges gravures tracées à l'Age du Bronze sur les pentes du Mont Bégo dans la Vallée des Merveilles, en passant par les fabuleux miracles de la légende dorée des premiers chrétiens, ou les fresques tragiques des chapelles du Haut-Pays, jusqu'aux héroïques faits d'armes des Barbets pendant la Révolution française, longue est la chronique des «Histoires extraordinaires» du « Pays d’Azur »  s'étalant dans la pierre et la mémoire de ses habitants.

 

Par un survol du passionnant passé de cette région, qu'il connaît bien, Edmond Rossi nous entraîne à travers des récits mêlant la réalité historique au fantastique de la légende.

 

Rappelons qu'Edmond ROSSI, né à Nice, est entre autre l'auteur de divers ouvrages d'Histoire appréciés, dont «Fantastique Vallée des Merveilles», d'une étude sur les traditions et le passé des Alpes du Sud: «Les Vallées du Soleil» et d'un recueil de contes et légendes de Nice et sa région: «Légendes et Histoires insolites des Alpes Maritimes».

 

Un nouveau site,  pour remonter le temps

dans les Alpes Maritimes.

Le passé et la mémoire de ce carrefour géographique et historique sont enfin accessibles aux amateurs d’Histoire locale.

Régulièrement mis à jour, pour une découverte attrayante, ce site

( tenu par Edmond ROSSI auteur de plusieurs ouvrages appréciés ) attend votre visite et vos appréciations.

A ajouter à vos favoris.

 

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27.10.2008

VILLENEUVE D'ENTRAUNES HISTOIRE

Niché sur les bords du Var, aux limites nord-ouest du département des Alpes-Maritimes, à une centaine de kilomètres de Nice, Villeneuve d’Entraunes, à 900m d’altitude, compte une centaine d’habitants dont trente résidents permanents. En 1754, l’enquêteur du Roi de Piémont-Sardaigne, Gaspard Joanini, témoigne de son isolement en indiquant : “ Ce lieu se trouve en plaine, au milieu des montagnes, distant de la présente ville (Nice) de deux jours et demi en passant dans le domaine de la France par Cros (Ascros) ou Entrevaux et passant dans les Etats de sa Majesté (le Duc de Savoie) quatre jours, ce qui toutefois n’est pas possible en hiver. Il est composé de 46 feux et 200 personnes. Il touche aux territoires de St. Martin, Sauze, Châteauneuf et à celui de Guillaumes en France ”. Le Var tranche le val alpin, opposant les ubacs boisés des montagnes d’Enaux aux adrets marneux où s’étale le village dominé par les écarts du Claous et de Bantes, le tout écrasé par la masse grise des falaises du Rocher de la Maïre à l’origine du terrible torrent du Bourdous. L’Histoire du village n’est qu’une longue lutte contre les débordements dévastateurs du Bourdous. Sorte d’oued le plus souvent asséché, capable d’enfler en quelques minutes à la suite d’un orage, pour se transformer alors en une coulée de boue noire précédée d’un souffle qui descend en grondant à la vitesse d’un cheval au galop, balayant tout sur son passage. Ouvrage illustré, disponible au prix de 10 €, en téléphonant au 04 93 24 86 55

25.10.2008

SAINT LAURENT DU VAR HISTOIRE

Saint Laurent du Var à travers l’Histoire" d'EDMOND ROSSI ou quand le présent rejointen images l'Histoire de Saint-Laurent-du-Var et sa fière devise: "DIGOU LI , QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), significative des « riches heures » de son passé. Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kms. Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XI e siècle. Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin. Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var. Grâce à de nouveaux documents et à de nombreuses illustrations inédites, EDMOND ROSSI, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.

  

Après : http://pays-d-azur.hautetfort.com

 

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Saint-Laurent-du-Var.

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22.10.2008

EXORCISME ET CHASSE AUX SORCIÈRES (1ère partie)

Le soleil écarte les fantômes, alors que le brouillard les fait naître, ce qui explique la rareté de leurs apparitions dans les Alpes Maritimes, en dehors des brumes des sommets.

Dans le passé, le retour sur terre de l’esprit d’un défunt n’avait rien de diabolique. La religion expliquait le phénomène avec une rassurante simplicité. Les âmes des gens morts brutalement en état de péché, après un séjour au Purgatoire, revenaient fréquenter les lieux familiers où leur corps avait vécu.

Cette croyance explique le nombre impressionnant de messes, pour le repos de l’âme des défunts, inscrites dans les registres paroissiaux et les clauses testamentaires qui les réclament.

Aussi, les anciens ne s’étonnaient pas de voir revenir de l’au-delà de vaillants ouvriers, désireux de reprendre pour un soir leurs chers instruments ou leurs outils.

Les Niçois acceptaient ainsi les cordonniers défunts, occupés la nuit à frapper ou coudre les semelles, dans les grottes creusées au pied du Mont Boron.

De même, de consciencieuses lavandières venaient battre et rincer leur irréelle lessive au quartier de Fossan à Menton. Plus haut sur le pont de la Bévéra, à Sospel, d’infatigables fileuses dévidaient patiemment leurs fuseaux, filant la quenouille de leurs doigts diaphanes.

 

Lorsqu’on aborde les manifestations du surnaturel, les chroniques se peuplent d’esprits malicieux se livrant à mille facéties, pour rendre plus pénible la vie des pauvres paysans des Alpes Maritimes.

Grappillant les cerises, jouant d’étranges musiques dans les arbres, brisant meubles et vaisselle, coinçant les roues des moulins, rompant les meilleurs outils, ces espiègles génies malfaisants hantent alors toutes les campagnes.

Pour protéger leurs paroissiens, les curés manient alors le goupillon à tour de bras, aspergeant d’eau bénite maisons et étables. Dans les cas extrêmes, on recourait à l’exorcisme ou à la construction d’oratoires, barrages pieux contre les forces du Malin.

 

Sorciers et sorcières, alliés du Diable, sont évidemment accusés d’être à l’origine de nombreux maléfices.

Aussi, la sévérité à leur encontre est-elle impitoyable. Caïs de Pierlas rapporte en 1898 que l’autorité civile marchait de pair avec celle du clergé pour extirper l’hérésie et la sorcellerie implantée dans les montagnes des Alpes Maritimes.

La justice de l’époque était terrible pour ces déviations.

Un simple soupçon justifiait la torture et les aveux obtenus conduisaient le plus souvent au bûcher.

 

Dans la vie quotidienne, pour lutter contre les jeteurs de sort, les paysans, depuis le Moyen-Age, avaient recours à des moyens inédits : dresser un balai renversé derrière la porte, enfiler un cheveu de la personne suspecte dans un œuf et attendre qu’il se gâte pour la voir dépérir, jeter du sel devant la porte ou y installer des lames en croix, boucher les trous de la serrure à la cire fondue.

A cet arsenal dissuasif, s’ajoutaient les objets en fer : clé, clou, fer à cheval, susceptibles d’écarter le mauvais sort.

La croix reste la protection suprême, redoutée par le Diable et les sorcières qui fuient à sa vue. De bois ou de fer, elle peut être dressée sur le toit de la maison ou encore tracée sur le linteau de la porte d’entrée. Le monogramme du Christ, IHS, inscrit au-dessus de l’entrée avec des formules édifiantes, vise au même résultat. Une croix, placée sous le paillasson ou gravée dans le sol, stoppe la sorcière sur le pas de la porte.

Les cierges pascaux ou les rameaux bénis accrochés aux murs des chambres ou des étables éloignent les maléfices.

Incontestablement, c’est dès la porte que le barrage doit être dressé. Aussi au-delà des gravures citées ci-dessus, les Alpes Maritimes présentent des symboles originaux qui méritent notre attention.

Une énigme entoure la présence d’insolites figures décoratives placées au seuil des logis de certains villages. Il s’agit de mystérieux svastikas basques, datables du XVIII ème et XIX ème siècle, sculptés sur les portes d’une douzaine de localités de la région : Bairols, Bezaudun, Bouyon, Ilonse, Lantosque, Le Broc, Les Ferres, Le Mas, Le Rouret, Pierlas, Saint-Martin-Vésubie, Valdeblore.

Selon les spécialistes des symboles, cette étrange croix gammée aurait pour but d’assurer la défense contre les maléfices démoniaques de tous ordres.

Tout aussi curieux, les nombreuses têtes anthropomorphes sculptées dans la pierre, parsemant les façades des habitations et des édifices publics dans les vallées de l’Esteron, du Loup et du Haut Var.

On trouve ces vestiges à Revest-les-Roches, Tourette-du-Château, Soleilhas, Cipières et plus haut à Sauze et dans le Val d’Entraunes à Villeneuve et Saint-Martin.

Ces motifs d’origine celtique, venu du fond des âges, sont sensés assurer une protection efficace de l’édifice qu’ils décorent.

Dans le catalogue des anciennes pratiques conjuratoires issues du paganisme, citons les gravures des roues solaires, du soleil, ainsi que le tournesol fixé sur la porte destinés à apporter bonheur et la félicité.

Les pattes de sanglier procureraient les mêmes faveurs.

 

Pour se protéger des sorciers ou sorcières, dans la vie de tous les jours, il suffit de prendre certaines précautions. Gousse d’ail en poche, un vêtement porté à l’envers ou un sachet de sel fin mêlé de poivre ou de sable accroché au cou assurent la parade.

Lorsque la masca était repérée, les choses devenaient plus simples. Rencontrée en chemin, il fallait croiser les doigts (pouce et auriculaire de la main gauche) en prononçant la formule : « Sorcière, grosse sorcière que la main de Dieu intervienne avant la tienne ».

Si elle s’avisait de vous placer familièrement la main sur le bras, il fallait réagir en plaçant la vôtre plus haut sur son bras, en murmurant, « Plus fort que toi ».

Aujourd’hui encore, les rameaux bénis font toujours recette. S’y ajoute parfois, comme à Coaraze, un morceau de charbon de bois recueilli au feu de la Saint Jean.

Ces moyens de prévention, hérités du paganisme, ont défié le temps écartant toujours la crainte et la menace du malheur.

D’après « Les Aventures du Diable en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Où mieux rencontrer le Diable que dans les Alpes Maritimes, sur ces terres chargées de contrastes où s’opposent mer et montagne, au carrefour de la Provence et de l’Italie ?

Ici, le Diable est aussi à l’aise sur la Côte d’Azur où s’étalent d’outrageantes richesses que  vers l’intérieur où se cachent une humilité austère.

Puits du Diable, Château du Diable, Cime du Diable, longue est la liste des sites, marqués par la forte empreinte de celui qualifié par Bernanos de « Singe de Dieu ».

De Nice, à la Vallée des Merveilles, devenue son « domaine réservé », le Diable hante les villages, plastronne sur les murs des chapelles et persiste à enflammer l’imaginaire de ses habitants.

Il fallait raconter l’extraordinaire aventure du Diable dans les Alpes Maritimes. Grâce à Edmond Rossi, auteur niçois de plusieurs ouvrages sur l’histoire et la mémoire de son pays, cette lacune est aujourd’hui comblée.

Laissons-nous entraîner, à travers les siècles, sur la piste attrayante et mouvementée, de l’éternel et fascinant tourmenteur du cœur et de l’âme.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

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20.10.2008

ALANDIS EDITIONS, PRÉSENTE LES DERNIERS LIVRES D’EDMOND ROSSI

ALANDIS EDITIONS, PRÉSENTE LES DERNIERS LIVRES D’EDMOND ROSSI POUR UNE DÉCOUVERTE DU « PAYS D’AZUR »

  • « Les Châteaux du Moyen Age en Pays d’Azur »
  • «Les Templiers en Pays d’Azur »
  • « Les Aventures du Diable en Pays d’Azur »
  • « Histoires de loups en Pays d’Azur »

Pour commander ces livres dédicacés téléphonez au 04 93 24 86 55

 

18.10.2008

LE BROC HISTOIRE

Un habitat fortifié dénommé Le Broc est mentionné dans la première moitié du XIIIe siècle.
Il comportait un château qui était situé sur le rocher, en bordure orientale de l'agglomération,
où l'on voit encore quelques traces.
Le château du Broc semble avoir été implanté dans un territoire plus ancien, dénommé Olive,
et dont le centre fortifié n'a pas encore été localisé. La première église paroissiale d'Olive, dédiée à saint Pierre, est devenue par la suite la chapelle Saint-Michel, dont les ruines subsistent,
en contrebas du village du Broc. Dès le Moyen Age un village s'est développé au sud du château ; c'est ce que nous indique l'église Sainte-Marie-Madeleine, construite sur le col
et qui est mentionnée, indirectement, en 1312. Ce mouvement se poursuit durant l'époque moderne vers l'ouest et vers le nord-ouest.
Deux-Frères est un autre habitat fortifié autrefois indépendant, aujourd'hui rattaché au territoire
de la commune du Broc. Il est mentionné au milieu du XIIIe siècle. Il en subsiste des ruines
sur le sommet situé au nord de la chapelle Sainte-Marguerite (parfois dénommées à tort
Château de Fougassière). Il a été abandonné au XVe siècle.
Les Alpes Maritimes ne s'identifient pas seulement à la côte d'Azur, rivage surpeuplé et cosmopolite, métropole qui perd chaque jour sa propre originalité.
Ici plus qu’ailleurs, chaque village possède une histoire. Inscrite dans la mémoire de ses habitants, elle mêle souvent des faits anciens à l'imaginaire de la légende, si bien
qu'il est devenu impossible de les séparer.
Passant tour à tour de la réalité des faits historiques à la pure fiction, nous avons recueilli et réuni dans un ordre chronologique, quelques moments singuliers du passé du Broc.
A la suite de la lecture de ces quelques pages, laissez-vous guider par les fantômes des personnages de ces relations, pour parcourir les vivantes ruelles du village et la riante campagne alentour. L’agréable découverte, de cet authentique bourg provençal, vous révélera bien d’autres trésors, dignes de ceux cachés là par les Templiers.
Ouvrage illustré, disponible au prix de 10 €, en téléphonant au 04 93 24 86 55

15.10.2008

RIGAUD ET SA COMMANDERIE TEMPLIÈRE (3e PARTIE)

De nombreuses localités de la vaste commanderie de Rigaud sont encore porteuses de monuments, de vestiges ou de légendes attribués aux Templiers par la tradition. Aucune information ne sera négligée et pour démêler le vrai du faux, nous allons parcourir chaque vallée de ce territoire intérieur riche de sites encore hantés par la mémoire des chevaliers au blanc manteau à la croix pattée.

La vallée de la Tinée se flatte d’avoir accueilli l’Ordre du Temple, du sud au nord, dans les villages de Tournefort, Rimplas, Saint Sauveur, Isola, Saint Etienne et Saint-Dalmas-le-Selvage.

Tournefort aurait pris son origine dans l’hospice et les terres occupées dès 1176 par les Templiers.

« Torna-fort », sur un col conduisant de la vallée de la Tinée à celle du Var, constituait une étape majeure vers le Haut-Pays qui expliquerait la fondation d’un hospice propre à accueillir les voyageurs.

Son nom dériverait pour certains, des moulins qui occupaient ces hauteurs et pour d’autres plus simplement d’une tour fortifiée.

La seigneurie figure dès 1230 dans la liste des castra. L’Ordre du Temple y détenait 15 services en 1308.

Bien que situé dans l’évêché de Nice, cette possession dépendait de la commanderie de Rigaud.

La légende voudrait que la population de ce fief templier fut frappée jadis par on ne sait quel anathème qui l’aurait poussée à quitter les lieux sans espoir de retour.

Des radiations nocives émanant du sol auraient contaminé les villageois, contraints d’abandonner leurs biens.

Cette malédiction serait curieusement consécutive à la disparition des moines chevaliers, porteurs d’un passé prospère où les ailes des moulins « tournaient fort ».

Toujours debout au milieu des ruines du village, la chapelle dédiée à Saint Pierre résonne encore les soirs de vent, des échos des cantiques des frères templiers. Site étrange, le vieux Tournefort reste encore chargé par la présence magique de ses anciens occupants.

Rimplas, étalé sur une arête rocheuse, peut s’enorgueillir d’avoir été le siège d’un fief médiéval, dominant la Tinée dès le X ème siècle. Les vestiges d’un château du XII ème siècle, des ruelles pavées avec de nombreux passages sous voûtes, font tout le charme de Rimplas. Bien qu’ancienne et active au XII ème et XIII ème siècle, la seigneurie ne porte pas trace dans ses annales d’une installation templière.

Néanmoins, Durante signale : « Rimplas : (On y a trouvé deux médailles). Sur la seconde médaille, on distinguait deux têtes d’aigles accouplées et au revers la croix tronquée des Templiers. Elles furent achetées par l’abbé Donnat Chais, chanoine honoraire de Saint Denis, natif de Bollina. Il en fit l’acquisition pour le musée de Versailles ».

Cette monnaie probablement byzantine ou frappée par les Lascaris (porteurs de l’emblème impérial de l‘aigle à deux têtes) ne fournit pas une preuve de la fréquentation de Rimplas par l’Ordre du Temple. La croix adoptée comme symbole par différentes maisons princières n’atteste en rien d’une possible origine templière.

Saint-Sauveur, nanti d’un seul service fourni à l’Ordre, n’a aucune prétention dans la présentation de vestiges du Temple.

Isola :Bien que n’offrant aucun service à l’Ordre, ce village serait doté selon Durante, d’un bâtiment carré nommé « le temple », probablement une ancienne église templière. Durante précise : « Les chevaliers du Temple possédaient à Isola un hospice, sous la dépendance de la maison de Saint-Dalmas-de-Valdeblore. Il existe encore à l’extrémité de la bourgade, un édifice carré désigné sous le nom de Temple ». J.A. Durbec classe cette localité dans les possessions incertaines, laissant planer le doute sur l’authenticité des vestiges attribués à l’Ordre. L. Dailliez rejette Isola de la liste des possessions templières.

Saint-Etienne-de-Tinée où le Temple ne possédait en 1308 qu’un seul service, est généreusement doté par  Durante, Raynaud et Pauty.

Durante le premier, avant d’être cité par d’autres, écrit : «L’ordre des Templiers  avait aussi dans le territoire de Saint Etienne une riche commanderie et une vaste maison située à l’extrémité du faubourg, c’est maintenant l’habitation d’un particulier (M. le docteur en médecine Caffarelli, l’un des plus riches propriétaires de Saint Etienne). Le temps a respecté l’antique porche soutenu par des piliers en granit. La croix des chevaliers s’y trouve gravée sur le frontispice et sur la marche d’une autre petite porte ».

J.A. Durbec sous le prétexte que le Temple n’avait à la saisie qu’un seul service, récuse les affirmations de ses prédécesseurs et écarte « la maison à porche de Saint Etienne de Tinée » des propriétés de l’Ordre. L. Dailliez désigne Saint Etienne de Tinée comme appartenant aux religieux Trinitaires.

 

D’après «Les Templiers en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-Age de ces fiers chevaliers.

Quel fut le rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?

Que connaît-on des chroniques oubliées et des règles secrètes de l’Ordre du Temple ?

Par ailleurs, quel crédit accorder aux légendes relatives à leurs trésors cachés ?

Enfin, quels monuments et vestiges portent encore l’empreinte des chevaliers « de la croix et des roses » ?

Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.

Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Auteur de divers ouvrages traitant de l‘Histoire des Alpes Maritimes, Edmond Rossi, niçois passionné par le passé et la mémoire d’une région qu’il connaît bien, nous entraîne dans une attentive et fascinante découverte des annales et des sites toujours hantés par l’ombre des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

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10.10.2008

LE MONASTERE FORTIFIE DE LERINS

Le monastère fortifié de Lérins posé sur la mer, présente avec des tours de guet quadrangulaires avec mâchicoulis et créneaux qui servirent de refuge en cas d’attaque pour les moines.

Le monastère fondé en 410 par Saint Honorat devient au VIme siècle le phare de la chrétienté, sa renommée est telle que près de 500 moines y sont recensés. Mais cette prospérité est remise en question par les attaques des pirates sarrasins qui se succèdent jusqu’au XIIème siècle.

Le rayonnement de l’Abbaye se traduit au XIIIème siècle par la possession de 80 prieurés répartis dans toute l’Europe.

L’abbé Aldebert II dirigea la communauté pendant trente six ans, c’est à lui que l’on doit la construction du monastère fortifié, entreprise grâce aux offrandes des pèlerins. Commencés en 1073, après la dévastation de l’île par les pirates, les travaux s’achevèrent en 1175.

Attaqué et endommagé à plusieurs reprises par les invasions successives des pirates barbaresques, des Génois, des Espagnols, et des Autrichiens. Il est restauré, renforcé et agrandi au XIIIème siècle, modernisé en particulier au XIVème siècle, par des travaux importants qui lui ont donné son aspect actuel.

Comparable à une presqu’île baigné sur trois côtés par la mer, le bâtiment quadrangulaire de 25m sur 12m présente des murs de 1,95m atteignant même trois mètres à la base.

Avec d’étroites ouvertures, il offrait à l’origine plus d’étages, une terrasse supérieure servait de mirador, à 25m au dessus du niveau de la mer. Un souterrain reliait la forteresse à l’ancien monastère.

Les restes actuels ne donnent qu’une faible idée de l’importance et de la complexité de ce donjon refuge qui comptait jusqu’à 90 pièces.

En 1788, le monastère sera sécularisé par le pape, il ne renfermera plus que quatre religieux.

A l’époque de la Révolution en 1791, l’actrice Sainval, de la Comédie Française, acquit l’île Saint Honorat et y fixa sa résidence. Pour égayer la salle capitulaire, elle fit peindre au-dessus des portes des bergers et des bergères en conversation galante.

Après cette profane parenthèse, en 1869 une abbaye de cisterciens, installée dans un monastère moderne, possède l’île qui a retrouvé sa vocation première, elle compte actuellement une quarantaine de moines.

 

D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

 04 93 24 86 55

Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

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06.10.2008

LA GAUDE HISTOIRE

Les Alpes Maritimes ne s'identifient pas seulement à la Côte d'Azur, rivage surpeuplé et cosmopolite, métropole qui perd chaque jour sa propre originalité.
Ici plus qu’ailleurs, chaque village possède une histoire. Inscrite dans la mémoire de ses habitants, elle mêle souvent des faits anciens à l'imaginaire de la légende, si bien qu'il est devenu impossible de les séparer.

Passant tour à tour de la réalité des faits historiques à la pure fiction, Edmond Rossi, auteur local de différents ouvrages sur l’Histoire de la région, a recueilli et réuni dans un ordre chronologique, quelques moments singuliers du passé de La Gaude.
Les « riches heures » et la mémoire de cet attachant village, qui, bien que proche des grandes cités de la Côte d’Azur, a su conserver et épargner son âme, méritaient une reconnaissance digne de sa féconde Histoire.

Au sud du village, un sarcophage romain restauré, voisin de l'ancienne voie aurélienne témoigne d’une antique présence. La voie romaine passait près de l’actuel château.

Après les attaques sarrasines, au IXe siècle, les habitants redescendent de Saint Jeannet sur un plateau plus fertile. "La Gauda" est cité en 1075. Mais aussitôt la ville est incendiée, pour s’être convertie à l’hérésie cathare. Lorsque le Var devient frontière, elle est de nouveau détruite. Les pestes et les guerres ne favorisèrent pas sa résurrection tentée par un apport de colons génois.
Le village est ruiné par la peste au XVe siècle et déserté jusqu'à la fin du XVIe siècle. Quelques maisons réapparurent alors, devenant communauté indépendante en 1599 en se séparant de Saint Jeannet.

De nouveaux pillages en 1704 et 1707 n'entamèrent pas sa réhabilitation, le dernier dura cinq jours et cinq nuits.

Mais il semble, qu'un village plus important ait existé à l’origine dans le quartier de la Grande Bastide, autour d'une paroisse et d'un fabuleux château attribué aux Templiers, aujourd'hui sur la commune de Saint Jeannet

Au XXe siècle le visage de La Gaude se transforme avec l’arrivée de l’eau. Devenu un véritable jardin d’Eden, son pouvoir de séduction sera tel que Marcel Pagnol le choisira comme lieu de séjour, après y avoir acquis une propriété.

A la suite de la lecture de ces quelques pages, laissez-vous guider par les fantômes des personnages de ces relations, pour parcourir les vivantes ruelles du village et la riante campagne alentour. L’agréable découverte, de cet authentique bourg provençal, vous révélera bien d’autres trésors, dignes de ceux cachés là par les Sarrasins et les Templiers.

Ouvrage illustré, disponible au prix de 10 €, en téléphonant au 04 93 24 86 55

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