06.11.2009

CONNAITRE EDMOND ROSSI

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Mieux connaître l'auteur EDMOND ROSSI

30.10.2009

LES CHATEAUX DES ALPES MARITIMES, PIONS D’UNE STRATEGIE

LE CHATEAU DE NICE AU XVIIe SIECLE.jpg

Trois régions, au destin historique particulier, se partagent le département des Alpes Maritimes. A l’ouest du Var, l’arrondissement de Grasse (Provence orientale), à l’est le Comté de Nice et, enclavés, la Principauté de Monaco et le Pays Mentonnais (réunis jusqu’en 1848).

Le Comté de Nice sera séparé de la Provence en 1388, puis définitivement rattaché à la France en 1860.

A la fin du IXme siècle, l’effondrement de l’Empire Carolingien aboutit à l’élection du Roi Boson en 879, à la tête du Royaume de Bourgogne dont fait partie la Provence. Ce nouveau prince se heurte à la résistance de la Provence orientale, restée fidèle à l’aristocratie carolingienne ; il utilisera même les Sarrasins pour installer son pouvoir. L’élan qui, en 972, unit la Chrétienté contre les Infidèles, va servir ses desseins. Le Comte de Provence Guillaume, dit le Libérateur et  les vicomtes (ses compagnons) souvent présentés comme les délivreurs d’un pays ravagé par les Sarrasins, occupent partiellement la Provence orientale, ne trouvant au-delà du Var qu’une terre ennemie. Il faudra attendre 1117 pour s’aventurer au-delà du fleuve.

Les conquérants provençaux, pour contrôler le pays de Nice, construisent alors des châteaux, avançant prudemment leurs pions, de la rive droite du Var aux vallées du Paillon et, avec plus de difficultés, vers le haut pays. Un premier réseau castral (XIme siècle) s’installe, après La Gaude et Gattières, à Nice, Aspremont, Tourrette-Levens, le quadrillage se complète au XIIme siècle avec Lucéram, Contes, Berre, Coaraze, Châteauneuf de Contes, Eze, La Turbie et Ongran (Peille).

Si, au départ, le site d’implantation était inhabité, sur un sommet isolé, la population sera progressivement rassemblée autour de la forteresse à compter du XIIme siècle.

Les Comtes de Provence n’obtiennent pas encore au XIIme siècle l’hommage des nobles situés à l’est de leur fief. Au XIIIme siècle, Raymond Bérenger V, lassé par cette hostilité latente, entreprend la conquête militaire des territoires rebelles de 1227 à 1235. Après avoir soumis les consuls de Grasse (1227), puis ceux de Vence et de Nice (1229) pactisant avec la République de Gênes, Romée de Villeneuve, fidèle lieutenant du Comte, conduit une campagne rapide et décisive dans les vallées. Le château de Saint Blaise est l’exemple d’une de ces forteresses nées dans ce contexte de guerre.

Vers 1250, la majeure partie du pays de Nice est soumise à l’autorité du Comte grâce à un second réseau castral (XIIIme siècle).

Du début du XIme au milieu du XIIIme siècle, la fonction du château a évolué avec la mise en place du système féodal. Forteresse isolée, puis centre de protection d’un habitat regroupé, le château reprendra sa vocation militaire avant d’abriter à nouveau le village.

La guerre de succession qui suit la mort de la Reine Jeanne (1382) va à nouveau diviser et ravager la Provence orientale, réactivant le rôle défensif des châteaux en place.

Si, à l’intérieur, les troupes de mercenaires et les bandes armées pillent le pays, la côte est tout aussi exposée aux attaques successives des Sarrasins, des pirates et corsaires tant génois qu’espagnols ou barbaresques.

Abandonnés, le calme revenu, les châteaux des Alpes Maritimes protégeront les populations soumises aux passages des armées en campagne comme aux raids perpétuels, propres aux zones frontières. Rappelons que le Var séparera le Comté de Nice de la Provence de 1388 à 1860 avec quelques courtes parenthèses.

Guerres d’Italie, de la succession d’Autriche et de la succession d’Espagne ajouteront leurs maux à une liste déjà longue.

Il faut noter que le château féodal disparaît dans la stratégie militaire à compter du XVme siècle, avec les progrès de l’artillerie, au profit d’ouvrages efficaces contre cette menace. Aux XVIme et XVIIme siècles, Antibes (Fort-Carré), Nice (Mont-Alban), Villefranche (Citadelle) offrent les meilleurs exemples architecturaux.

Après la condamnation du fier Comte de Beuil, plusieurs de ses châteaux seront démantelés : Beuil, Sauze, Roure, Thiery, Touët, Tourette et Tournefort. Celui de Nice subira le même sort en 1705 sur l’ordre de Louis XIV.

Dans un tel contexte, rares sont les châteaux de l’ancien comté de Nice encore debout qui soient parvenus jusqu’à nous, transformés en bâtiment public de prestige ou en demeure d’agrément. La Provence orientale (arrondissement de Grasse) était incontestablement plus favorisée.

Monaco et ses anciennes possessions mentonnaises présentent deux spécimens de châteaux anciens. Citons le célèbre Palais princier qui, malheureusement, n’a conservé de la forteresse commencée en 1215 que la tour Serravalle et la courtine qui domine la façade de l’entrée de ses trois tours carrées crénelées. Mérite également une attention particulière le château fort de Roquebrune, le plus ancien du département, bien que remanié au cours des siècles.

 


D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

 04 93 24 86 55

Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 

24.10.2009

SAINT LAURENT DU VAR: « UN PEU D’HISTOIRE » , LES CHRONIQUES DE « NICE MATIN » ENFIN RÉUNIES ET PUBLIÉES

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« Un Peu d’Histoire » titre d’une chronique régulière évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent, il fallait réunir et publier cet ensemble significatif de 70 articles illustrés égrenés au fil des mois dans la presse locale.

 

De l’Antiquité à nos jours ces relations permettent un survol varié propre à éclairer l’Histoire de la région bien au-delà de celle d’une simple bourgade provençale placée à l’embouchure du Var.

 

Ces épisodes illustrés rejoignent notre présent tout au long de l’Histoire de Saint-Laurent-du-Var affirmée par sa fière devise: "DIGOU LI, QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), spécifique des « riches heures » de sa mémoire.

 

Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice.

Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kilomètres.

Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XIe siècle.

 

Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.

Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.

 

Grâce à ces nouvelles chroniques, Edmond Rossi, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.

 

L’ouvrage édité par les célèbres "Editions Sutton", spécialiste national du régionalisme, sera en vente mi novembre 2009, dans les librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière, pour obtenir un exemplaire dédicacé appeler le 04 93 24 86 55..

20.10.2009

LE LOUP ET LA SORCELLERIE

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Les procès de l’Inquisition ne concernaient pas que les hommes. L’Eglise dans un souci de purification absolue persécuta très tôt les animaux souvent qualifiés de réincarnations maléfiques et d’auxiliaires actifs du Diable et des sorciers.

Quand on appliquait la Question à une louve que l'Eglise considérait comme une sorcière, il était courant pour commencer par lui faire rôtir les mamelles, jusqu'à en faire éclater les chairs. Disposées devant les yeux d'or de la supposée « mâle-bête » on entassait des pinces pour la tenailler jusque dans ses parties les plus intimes, et des verges pour la fustiger si elle n'était point défunte entre temps. On tordait le cou de la louve à lui en rompre les os pour qu'elle porte son regard à demi-éteint, vers les treuils, poulies et cordages à hisser et à pendre, à écarteler, en même temps qu'on lui déboîtait les os des pattes. Lorsque le regard d'or se faisait vitreux, c'était le moment de faire grésiller ses globes oculaires.

Le génie d’invention visant à détruire le mal pur n’avait pas de limite dans l’horreur.

Ainsi qu'on le faisait sur le corps des sorcières, mortes ou vives on fouinait sur le corps de la louve, on revenait à ses parties intimes afin d'y détecter le Sigillum Diaboli. Ce sceau de Satan était pour les inquisiteurs la marque, supposée du démon lui-même.

 Satan lorsqu'il copulait avec une louve ou une femme malfaisante afin que l'une ou l'autre, mette bas un garou, stigmatisait l'élue en lui apposant son symbole.

On prétendait d'ailleurs que le garou était lui aussi, marqué de façon secrète et indélébile.

Ces épouvantables supplices pour de prétendus justiciables, dérivaient en affreux divertissements sadiques pour les juges religieux et leurs acolytes.

Les procès d'animaux n'étaient en fait que le reflet de la stupidité d'hommes qui pourtant refusaient une âme à ces malheureuses créatures.

 

D’après «Les Histoires de loups en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Le loup est de retour en France et plus exactement près de nous, dans le Parc du Mercantour et les Alpes du Sud.

Ce « grand méchant loup », cauchemar de nos nuits d’enfant, traînant dans la mémoire collective des générations de « mères-grand » et de « chaperons » dévorés tout cru, revient cette fois sur notre territoire nanti du statut intouchable d’espèce protégée par le Conseil National de la protection de la nature et la Convention de Berne.

Réhabilité et qualifié de « prédateur indispensable à la chaîne alimentaire et aux rétablissements des équilibres naturels », le voici blanchi de tous ses crimes passés et à venir et toléré aux portes de nos villages.

L’homme encore une fois a décidé du destin de la bête  avec sa propre logique.

Pourtant, les souvenirs laissés dans la mémoire de nos aïeux ne sont pas tendres et méritent qu’on s’y arrête.

Les Alpes Maritimes ou « Pays d’Azur », nées de la rencontre des Alpes et de la Provence, offrent un cadre exceptionnel fait de vallées aux forêts sauvages et de villages perchés aux traditions vivaces.
Edmond Rossi, auteur niçois de différents ouvrages sur le passé et mémoire de sa région, présente ici une trentaine de récits recueillis dans les annales de la Provence orientale et du Comté de Nice.

Témoignages authentifiés touchants de vérité, ces textes évoquent les péripéties du loup, dans ce vaste territoire.

Parfois issus d’une tradition orale qui se perpétuait jadis aux veillées, ces contes portaient le plus souvent sur des faits réels, auxquels nos anciens se trouvaient mêlés.

Partons sur la piste mystérieuse de ce grand perturbateur que l’imagination populaire a toujours travesti familièrement de ses propres fantasmes.

A travers les « Histoires de loups au Pays d’Azur » retrouvez les contes de jadis, cette vieille magie des mots qui vous emmène au pays du rêve et de l’insolite.

Pour un temps, laissez-vous emporter vers un passé troublant celui où nos ancêtres vivaient en compagnie du loup avec des rencontres riches d’émotion.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

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05.10.2009

VALLÉE DES MERVEILLES, DES SYMBOLES EN FORME D'ÉCRITURE

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MUSÉE DE TENDE: A L'AUBE DES ECRITURES

Pour le professeur Henry de Lumley), les gravures des Merveilles ne relèvent pas d’un art rupestre mais d’un langage symbolique inscrit dans la pierre. Les graveurs n’ont pas voulu faire beau mais délivrer un message. C’est une écriture qui précéde et annonce l’écriture. Cette révolution s'inscrit dans un vaste mouvement qui a concerné toute l’Eurasie. Pour preuve la remarquable exposition qui se tient actuellement au musée des Merveilles de Tende. Un voyage archéologique qui nous transporte du Portugal à la Corée, de la Sibérie à l’Inde.

Parfait complément à une randonnée archéologique dans les Merveilles, cette visite nous révèle de nombreuses similitudes entre les gravures du Bégo et celles d’autres pays au cours de la même période historique.

« A L'AUBE DES ECRITURES », au musée départemental des Merveilles de Tende (à la sortie du village)cède et annonce l'éCriture. au musée départemen~l des Merveilles de Tende (à la sortie du village). De 10 h à 18h30, sauf Ie mardi. Pour Gratuit. Rens. 04.93.04.32.50.

 

D’après « Les Histoires et Légendes du Pays d’Azur », pour commander cet ouvrage dédicacé de 15 € : téléphoner au 04 93 24 86 55.

Des histoires extraordinaires naissent sous tous les cieux, mais seul un cadre favorable les fait éclore.

La situation géographique du Pays d’Azur où les Alpes plongent dans la mer dans un chaos de montagnes et de vallées profondes lui confère déjà un caractère exceptionnel. Les climats qui s 'y étagent de la douceur méditerranéenne de la côte aux frimas polaires des hauts sommets sont tout aussi contrastés. Si l'on ajoute que l'homme a résidé sur ces terres d'opposition depuis ses origines, on ne peut s'étonner de trouver en lui la démesure du fantastique révélée par les outrances du décor.

Cet environnement propice ne devait pas manquer de pro­duire dans la vie de ses habitants une saga où l'imaginaire rejoint naturellement la réalité.

Depuis les milliers d'étranges gravures tracées à l'Age du Bronze sur les pentes du Mont Bégo dans la Vallée des Merveilles, en passant par les fabuleux miracles de la légende dorée des premiers chrétiens, ou les fresques tragiques des chapelles du Haut-Pays, jusqu'aux héroïques faits d'armes des Barbets pendant la Révolution française, longue est la chronique des «Histoires extraordinaires» du Pays de Nice, s'étalant dans la pierre et la mémoire de ses habitants.

Par un survol du passionnant passé de cette région, qu'il connaît bien, Edmond Rossi nous entraîne à travers une cinquantaine de récits mêlant la réalité historique au fantastique de la légende.

Rappelons qu'Edmond ROSSI, né à Nice, est entre autres l'auteur de deux ouvrages d'Histoire appréciés, dont «Fantastique Vallée des Merveilles», d'une étude sur les traditions et le passé des Alpes du Sud: «Les Vallées du Soleil» et d'un recueil de contes et légendes de Nice et sa région: «Entre neige et soleil».

 

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26.09.2009

VALLÉE DES MERVEILLES, COMMENT S'Y RENDRE ?

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VALLÉE DES MERVEILLES, Y ALLER ?

Pour gagner la vallée des Merveilles, prendre l'autoroute A8 direction Vintimille puis remonter la vallée de la Roya jusqu'au village de Saint Dalmas de Tende. De là, prendre à gauche pour atteindre le lac des Mesches où l'on pourra garer sa voiture. 96 km au départ de Nice. La balade se poursuit à pied par un superbe sentier qui serpente au milieu de la forêt. Comptez 2h30 à 3 heures de marche, selon votre rythme, pour arriver au lac long supérieur, aux portes de la vallée des Merveilles. L’accès au site des gravures est désormais réglementé pour d'évidentes raisons de protection. Il est interdit de quitter le sentier sauf en compagnie de guides qui se tiennent à disposition devant le refuge des Merveilles. La visite est alors payante mais les commentaires scientifiques valent bien les 8 € demandés.

OU DORMIR?

le refuge des Merveilles se situe à 2100 mètres d'altitude, au bord du lac long supérieur, dans un cadre grandiose.

Prix standard de la nuitée : 19,80 €. Repas complet à 15 €. 37 € pour la demi­-pension. Réservation (très conseillée, ce refuge du Club alpin français étant très souvent complet en saison).

Rens. 04.93.04.64.64, http:/ /www.cafresa.org

D’après « Les Histoires et Légendes du Pays d’Azur », pour commander cet ouvrage dédicacé de 15 € : téléphoner au 04 93 24 86 55.

Des histoires extraordinaires naissent sous tous les cieux, mais seul un cadre favorable les fait éclore.

La situation géographique du Pays d’Azur où les Alpes plongent dans la mer dans un chaos de montagnes et de vallées profondes lui confère déjà un caractère exceptionnel. Les climats qui s 'y étagent de la douceur méditerranéenne de la côte aux frimas polaires des hauts sommets sont tout aussi contrastés. Si l'on ajoute que l'homme a résidé sur ces terres d'opposition depuis ses origines, on ne peut s'étonner de trouver en lui la démesure du fantastique révélée par les outrances du décor.

Cet environnement propice ne devait pas manquer de pro­duire dans la vie de ses habitants une saga où l'imaginaire rejoint naturellement la réalité.

Depuis les milliers d'étranges gravures tracées à l'Age du Bronze sur les pentes du Mont Bégo dans la Vallée des Merveilles, en passant par les fabuleux miracles de la légende dorée des premiers chrétiens, ou les fresques tragiques des chapelles du Haut-Pays, jusqu'aux héroïques faits d'armes des Barbets pendant la Révolution française, longue est la chronique des «Histoires extraordinaires» du Pays de Nice, s'étalant dans la pierre et la mémoire de ses habitants.

Par un survol du passionnant passé de cette région, qu'il connaît bien, Edmond Rossi nous entraîne à travers une cinquantaine de récits mêlant la réalité historique au fantastique de la légende.

Rappelons qu'Edmond ROSSI, né à Nice, est entre autres l'auteur de deux ouvrages d'Histoire appréciés, dont «Fantastique Vallée des Merveilles», d'une étude sur les traditions et le passé des Alpes du Sud: «Les Vallées du Soleil» et d'un recueil de contes et légendes de Nice et sa région: «Entre neige et soleil».

 

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18.09.2009

VALLÉE DES MERVEILLES, LES GRAVURES

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DES CORNIFORMES AUX ANTHROPOMORPHES

Les fIgures en forme de cornes sont nettement majorItaIres (plus de 60 % de l'ensemble). Elles s’accompagnent parfois de dessins d'attelages avec deux ou trois cornus réunis par un joug. Pour le professeur Henry de Lumley, ces dernières gravures devaient appeler des récoltes abondantes. Les cornes, elles symboliseraient la puissance légendaire du taureau. Après les corniformes, ce sont les outils et les armes qui sont les plus nombreux. A commencer par les poignards, associés au dieu de l’Orage, et les hallebardes servant aux sacrifices. Mais les chefs­ d’œuvre des Merveilles, ce sont les « anthropomorphes ». Des figures à forme humaine dont le schématisme apparent ne doit pas faire oublier la complexité symbolique. Le « chef de tribu » dont l’original est désormais conservé au musée des Merveilles de Tende, porte une chasuble et un grand poignard est planté dans sa tête.

Autres célébrités : le Sorcier, bien sûr, et « l’ homme aux bras en zigzag » situé davantage en hauteur dans la vallée mais toujours face au sommet du Bégo. Une figure assez extraordinaire avec ce corps rudimentaire surmonté d’une tête en forme de disque, et deux bras qui tombent en zigzaguant comme des éclairs.

 

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Depuis les milliers d'étranges gravures tracées à l'Age du Bronze sur les pentes du Mont Bégo dans la Vallée des Merveilles, en passant par les fabuleux miracles de la légende dorée des premiers chrétiens, ou les fresques tragiques des chapelles du Haut-Pays, jusqu'aux héroïques faits d'armes des Barbets pendant la Révolution française, longue est la chronique des «Histoires extraordinaires» du Pays de Nice, s'étalant dans la pierre et la mémoire de ses habitants.

Par un survol du passionnant passé de cette région, qu'il connaît bien, Edmond Rossi nous entraîne à travers une cinquantaine de récits mêlant la réalité historique au fantastique de la légende.

Rappelons qu'Edmond ROSSI, né à Nice, est entre autres l'auteur de deux ouvrages d'Histoire appréciés, dont «Fantastique Vallée des Merveilles», d'une étude sur les traditions et le passé des Alpes du Sud: «Les Vallées du Soleil» et d'un recueil de contes et légendes de Nice et sa région: «Entre neige et soleil».

 

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11.09.2009

VALLÉE DES MERVEILLES, LA DÉCOUVERTE

 
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DÉCOUVERTE DES « MERVEILLES »

Inutile d'aller sur la lune pour être dépaysé ! La vallée des Merveilles vaut bien tous les cratères lunai­res. Sans fusée et à moins de deux heures de Nice, vous voilà pro­pulsé au milieu du plus vertigineux musée à ciel ouvert d'Europe.

Dans un extraordinaire chaos de roches, entre 2100 et 2872 mètres d'altitude (au sommet du mont Bégo), la vallée des Merveilles déploie ses milliers de gravures. Plu­sieurs dizaines de milliers sur l'en­semble de la zone! La plupart réalisées entre 1500 et 2300 ans avant Jésus-Christ. Les figures énigmati­ques de cette « chapelle Sixtine » de l'âge du Bronze ne cessent d'in­terroger les archéologues. Le site fascine, intrigue tout comme les sta­tues de l’île de Pâques ou les mégalithes de Stonehenge en Angleterre. Nous sommes là dans un de ces hauts lieux qui inspirent, donnent le sentiment d'une transcendance.

Voilà plus de 40 ans que le profes­seur Henry de Lumley, directeur au muséum d'histoire naturelle de Paris s'est donné pour mission, avec son équipe, d'inventorier ce trésor, d'en classer et étudier chaque pierre, des dalles les plus célè­bres aux plus humbles cailloux gra­vés. Sans nul doute l'entreprise scientifique de ce genre la plus ex­haustive jamais menée dans le monde. Un parti pris acharné de tout relever, de tout cartographier jusqu'aux plus infimes craquelures de la roche. Cette énorme compila­tion est aujourd'hui achevée. Les 4000 roches creusées par nos ancê­tres sont toutes répertoriées. Au total, ce sont 100000 gravures qui ont été recensées et saisies sur ordinateur.

Mais celui qui est un peu devenu le grand prêtre de cette vallée est un éternel insatisfait. Chaque année, dès la fonte des neiges, il remonte là-haut, dirige les jeunes chercheurs hébergés au « refuge des savants »,à l'entrée des Merveilles.

Il faut poursuivre les investigations une gravure a pu être oubliée ou a été mal positionnée. Durant tout l’été, on cherche le dessin passé in­aperçu, coincé dans une anfractuo­sité: Le moindre détail peut faire sens et aider à l'interprétation fi­nale de ce gigantesque puzzle. C'est qu'on cherche toujours à coin-prendre!

 

D’après « Les Histoires et Légendes du Pays d’Azur », pour commander cet ouvrage dédicacé de 15 € : téléphoner au 04 93 24 86 55.

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Depuis les milliers d'étranges gravures tracées à l'Age du Bronze sur les pentes du Mont Bégo dans la Vallée des Merveilles, en passant par les fabuleux miracles de la légende dorée des premiers chrétiens, ou les fresques tragiques des chapelles du Haut-Pays, jusqu'aux héroïques faits d'armes des Barbets pendant la Révolution française, longue est la chronique des «Histoires extraordinaires» du Pays de Nice, s'étalant dans la pierre et la mémoire de ses habitants.

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23.08.2009

CHATEAUX DU MOYEN AGE DES ALPES MARITIMES: DECOUVERTE

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Le château, demeure d’un personnage riche et puissant, maître du lieu, protégé par ses murs et ses tours, reste un symbole qui hante nos rêves depuis notre plus tendre enfance. Les contes avec leurs princesses, leurs braves chevaliers affrontant mille dangers, promènent notre imaginaire dans des pays gardés par des manoirs enchantés.

Le département des Alpes Maritimes, englobant le Comté de Nice et la Provence orientale, déjà nanti de bien des attraits, peut s’enorgueillir de posséder également ses châteaux. Ruinés ou restaurés au cours des siècles, sans rivaliser avec ceux de la Loire, les châteaux des Alpes Maritimes présentent un intérêt touristique évident.

« D’autres ont conservé des rochers de légendes … ou l’altier caractère des vieilles maisons, les gestes des fiers à bras … la pointe des donjons qui dominent les terres lointaines et les fleuves fourchus », Jean Giono évoquait ainsi ces manoirs essaimés dans notre région.

Nous avons recensé le maximum de ces glorieuses bâtisses ou de leurs restes, répartis aux quatre coins du département.

Il est bien évident que ces vénérables vestiges dont les plus anciens datent de près de dix siècles, ne sont pas parvenus jusqu’à nous dans leur état primitif. Certains ne sont plus parfois que des châteaux fantômes, offrant au regard quelques pans de murs fièrement accrochés au sommet d’un piton rocheux.

Nous avons volontairement limité notre propos au seul Moyen Âge, période troublée où s’édifièrent la majorité de ces châteaux forteresses.

De la fin de l’Empire romain à la Renaissance, des siècles durant, les populations exposées aux attaques venues de l’extérieur, aux querelles nées des ambitions et des rivalités d’une noblesse turbulente, s’abriteront derrière plus de 140 ouvrages défensifs de type divers dans les Alpes Maritimes.

Dressés çà et là comme autant de bornes du passé, les restes de ces vieux manoirs conservent leur part de mystère et de fantastique. Le pittoresque de certains de ces vestiges, pas toujours faciles à trouver, s’associe à la qualité du paysage qui les entoure.

Nombre de ces nids d’aigle romantiques placés à l’écart des circuits touristiques, mêlent souvent l’Histoire à la légende pour le plus grand plaisir de celui qui accepte de les rencontrer.

Remontons le temps et partons sur la trace de ces bâtisseurs soucieux de défendre et d’organiser une société exposée à des menaces venues d’horizons divers.

Ces vieilles pierres mangées par le temps portent encore la mémoire d’un passé tourmenté, inscrite dans quelques chroniques oubliées que nous avons ressuscité pour satisfaire les amoureux de notre patrimoine.

 

D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

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Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

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14.08.2009

LE LOUP ET L’ÉGLISE: CROYANCES ET POUVOIRS MAGIQUES

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Selon le pape Paul VII,. il existait dans les temps anciens de sulfureuses prières destinées à se protéger des loups, ce qui offusquaient fort l’Eglise. Voici l’une d’elles :

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, loups et louves, je vous conjure et charme, je vous conjure au nom de la très-sainte et sur-sainte, comme Notre-Dame fut enceinte, que vous n'ayez à prendre, ni écarter, aucune bête de mon troupeau, soit agneau, soit mouton, ni leur porter tort.

Loup, louve et louvinet, je te conjure de la part du Dieu vivant. Tu n'auras aucun pouvoir sur moi ni sur mes bêtes pas plus que le Grand Diable n'en a sur les prêtres, lors qu'ils donnent la messe. Que le bon saint Georges te ferme la gorge. Que le bon saint Jean te casse les dents.

Après avoir crié ces néfastes abjurations, les bonnes gens n'oubliaient pas de réciter les patenôtres suivantes, uniquement au lever du soleil.

Sainte Agathe, liez-lui les pattes,

Saint Remo, serrez-lui les boyaux,

Saint Gesippe, serrez-lui les tripes,

Saint Grégoire, serrez-lui la mâchoire,

Saint Loup, tordez-lui le cou

Après ces invectives, difficile au loup de ne pas vivre caché au plus profond des bois afin d'éviter la mise en oeuvre de semblables menaces et malédictions.

Ainsi, les bons croyants pensaient se libérer quelque peu du poids de leurs écrasants fardeaux de vieilles terreurs, en apostrophant les loups pour en écarter la menace.

 En les accusant d'être des mécréants de la pire espèce, les églises chrétiennes ont avili les loups, à défaut de les détruire intégralement, en leur forgeant une détestable renommée.

A contre-courant de cette infâme manœuvre, on découvre parfois des témoignages réputés véridiques. Aussi des anecdotes romanesques émanant de saints ou de nobles personnages qui ont en commun de ne pas avoir été en parfaite odeur de sainteté, épisodiquement ou constamment, durant leur existence. Certains ont même exhalé une forte odeur de soufre et n'ont été réhabilités que d'extrême justesse.

Ainsi la filleule de Louis XI, Jeanne Laisne qui allait devenir célèbre sous le nom de Jeanne Hachette, tomba dans une embuscade tendue par le duc de Bourgogne, elle en fut sauvée par les loups...

En 1472, elle se vengea du duc, au siège de Beauvais. Charles le Téméraire, lui, périt devant Nancy et fut en retour, justement dévoré par les loups.

Saint Colomban, au terme d'un long voyage, s'arrêta à Luxeuil, où il fonda un monastère au VI siècle, pour s'y retirer. On dit qu'il se fraya un passage au milieu des loups qui étaient très nombreux en cet endroit sauvage. Au lieu de se montrer fort méchants et fort mécréants, ceux-ci se changèrent en dévoués auxiliaires de la Foi.

Au VII siècle, c'est St Déodat qui arriva dans les Vosges, dévastées par de nombreuses invasions. Il n'y avait âme qui vive en cette contrée. Ce furent les loups qui lui apportèrent, jour après jour, sa pitance.

St Florent, à la même époque, mais à Strasbourg, apprivoisa les loups qui saccageaient les potagers, conclut un accord avec eux, comme St -François avec le loup de Gubbio et en fit ses gardiens afin de préserver sa retraite.

Vers l'an mil, St  Odon, attaqué dit-on par des renards, aurait été sauvé par des loups.

Mais d'autres saints hommes n'hésitèrent pas à faire accomplir aux loups toutes sortes de besognes.

Saint Gentius laboura curieusement ses champs. On rapporte qu'aux côtés d'un bœuf, un loup tirait bravement la charrue.

Saint-Malo ayant eu son âne dévoré par des loups, entreprit de convaincre un de ceux-ci pour remplacer le pauvre domestique. Ce que le loup fit pendant bien des années, fort fidèlement.

Saint Norbert obligea un loup à relâcher et à épargner sa proie, une gentille brebis jeune et appétissante. Pour le punir d'avoir voulu la croquer, il le força à veiller sur elle... Edifiant n'est-ce pas ?

En dépit de ces charitables exceptions aux tortures et aux tueries, l'Eglise condamne de plus belle l'animal le plus diabolique de la création : le moins enclin, prétend-elle, à la contrition parmi toutes les créatures terrestres. Elle tance, révoque, exclut les esprits faibles ou pervers qui s'évertuent à conduire le loup au repentir et au rachat des fautes commises ou, sur le point de l'être.

Décidément, malgré ses contradictions, I'Eglise s'en tire toujours à son avantage... Bien entendu aux dépens des autres.

On ne peut que se perdre en conjectures devant le fatras mystificateur élaboré par l'Eglise pour nier l'évidence de l'âme animale. Certains théologiens et philosophes ont voulu restreindre l'intelligence et l'affectivité non-humaines, au simple instinct. En contestant le "droit à l'âme" des animaux, ils ont ouvert la porte à tous les débordements, toutes les violences criminelles. Si l'animal n'est qu'un objet, les pires atrocités deviennent licites, de la vivisection aux combats de coqs armés de lames de rasoir. Les horreurs des arènes romaines ou espagnoles où seul le trépas apporte la délivrance, nous le démontrent encore, hélas ! N'est-il pas significatif de voir le torero revêtu de son habit de lumière, faire le signe de croix avant de pénétrer dans l'amphithéâtre ? Ce signe est révélateur de la responsabilité de l'Eglise envers les animaux suppliciés.

Descartes conçut péniblement une théorie absurde qui assimilait les animaux à des machines. Une grande partie du clergé et de la noblesse suivit aveuglément la thèse du nouveau maître à penser et se livra à des pratiques abominables sur les animaux. il ne faut pas oublier que les impitoyables jansénistes, du fond de leur monastère de Port-Royal, furent les ancêtres de nos vivisecteurs.

En assurant que les animaux étaient dépourvus d'âme et n'étaient que des sortes d'automates, Descartes coupa définitivement les ponts entre l'homme occidental et la Nature. L'animal pouvait être livré à la géhenne. S'il faisait preuve d'intelligence ou de sentiments, il ne pouvait s'agir que de satanisme.

On ne compte plus les procès d'animaux intentés par l'Eglise. Procès qui se terminaient toujours par des condamnations aux tourments du feu, de l'écartèlement ou de la pendaison.

C'est une curieuse histoire que celle de Saint-Hubert. Un jour qu'il se livrait à son plaisir favori, la chasse, ce jeune débauché, issu d'une riche famille d'Aquitaine, aurait vu une croix lumineuse, briller sur l'animal qu'il allait tuer. Le choc fut tel que le chasseur féroce se transforma en brebis et se convertit séance tenante.

Cette histoire n'a rien de plus extraordinaire que celles évoquées précédemment. Ce qui, à moi, me paraît infiniment plus bizarre, c'est que les chasseurs aient pris cet individu pour Saint-Patron et implorent sa bénédiction avant les battues !

D’après «Les Histoires de loups en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Le loup est de retour en France et plus exactement près de nous, dans le Parc du Mercantour et les Alpes du Sud.

Ce « grand méchant loup », cauchemar de nos nuits d’enfant, traînant dans la mémoire collective des générations de « mères-grand » et de « chaperons » dévorés tout cru, revient cette fois sur notre territoire nanti du statut intouchable d’espèce protégée par le Conseil National de la protection de la nature et la Convention de Berne.

Réhabilité et qualifié de « prédateur indispensable à la chaîne alimentaire et aux rétablissements des équilibres naturels », le voici blanchi de tous ses crimes passés et à venir et toléré aux portes de nos villages.

L’homme encore une fois a décidé du destin de la bête  avec sa propre logique.

Pourtant, les souvenirs laissés dans la mémoire de nos aïeux ne sont pas tendres et méritent qu’on s’y arrête.

Les Alpes Maritimes ou « Pays d’Azur », nées de la rencontre des Alpes et de la Provence, offrent un cadre exceptionnel fait de vallées aux forêts sauvages et de villages perchés aux traditions vivaces.

Edmond Rossi, auteur niçois de différents ouvrages sur le passé et mémoire de sa région, présente ici une trentaine de récits recueillis dans les annales de la Provence orientale et du Comté de Nice.

Témoignages authentifiés touchants de vérité, ces textes évoquent les péripéties du loup, dans ce vaste territoire.

Parfois issus d’une tradition orale qui se perpétuait jadis aux veillées, ces contes portaient le plus souvent sur des faits réels, auxquels nos anciens se trouvaient mêlés.

Partons sur la piste mystérieuse de ce grand perturbateur que l’imagination populaire a toujours travesti familièrement de ses propres fantasmes.

A travers les « Histoires de loups au Pays d’Azur » retrouvez les contes de jadis, cette vieille magie des mots qui vous emmène au pays du rêve et de l’insolite.

Pour un temps, laissez-vous emporter vers un passé troublant celui où nos ancêtres vivaient en compagnie du loup avec des rencontres riches d’émotion.

 

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