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09/11/2015

SORCELLERIE DANS LES ALPES MARITIMES

 CLAIR DE LUNE ET CHOUETTE.jpg

 « SORCELLERIE ET SORTILÈGES DANS LES ALPES MARITIMES »

 Où mieux rencontrer les Sorcières que dans les Alpes Maritimes, sur ces terres chargées de contrastes où s’opposent mer et montagne, au carrefour de la Provence et de l’Italie ?

Ici, les Sorcières ou «Mascas» sont aussi à l’aise sur la Côte d’Azur où s’étalent d’outrageantes richesses que vers l’intérieur où se cache une humilité austère.

Leurs vallées, les « Valmasques » de Mougins et de Tende, les « Balaours » ces plateaux désolés des hautes vallées propices aux sabbats, longue est la liste des sites marqués par la forte empreinte de celles qui hantent toujours la mémoire, qualifiées par Jules Michelet « d’auxiliaires précieuses du paganisme ».

De Nice, à la Vallée des Merveilles, devenue leur « domaine réservé », les Sorcières hantent les villages et persistent à enflammer l’imaginaire de leurs habitants.

Il fallait raconter l’extraordinaire aventure de la Sorcellerie dans les Alpes Maritimes.

Grâce à Edmond Rossi, auteur niçois de plusieurs ouvrages sur l’Histoire et la mémoire de son pays, cette lacune est aujourd’hui comblée.

L’écrivain ethnologue a parcouru le département à la rencontre des dépositaires de témoignages en voie de disparition, réalisant une collecte de ce fond culturel, complétée par une enquête minutieuse des annales et archives historiques. L’ensemble révélé les pouvoirs et les secrets des recettes des sorcières, héritières d’un lointain paganisme.

Laissons-nous entraîner, à travers des siècles de pratiques et de traditions, sur la piste attrayante et mouvementée, de ces éternelles et fascinantes femmes aux pouvoirs magiques, propres à soulager le corps et l’âme.

 L’ouvrage numérisé est disponible sur simple demande en cotactant :           

edmondrossi@orange.fr 

06/11/2015

LA GAUDE: RÉFÉRENCES HISTORIQUES

BLASON DE LA GAUDE.png

Voici l’ouvrage consacré au passé et à la mémoire de

La Gaude

« HISTOIRES ET LEGENDES DES BALCONS D’AZUR »

 Auteur : EDMOND ROSSI

Éditeur : ÉDITIONS CAMPANILE (B.P.29 06901 Sophia-Antipolis cedex)

: 2011

De La Gaude à Vence et au Broc, le vaste belvédère qui surplombe la Méditerranée et le Var reste méconnu.

La région provençale des « Balcons d'Azur » renferme pourtant des trésors historiques et architecturaux qu'il est urgent de découvrir, au-delà de la splendeur des paysages. C'est à ce voyage insolite et révélateur que nous convie l'auteur, le long d'un amphithéâtre, au cœur duquel s'égrènent les célèbres fleurons de VENCE, LA GAUDE, SAINT-JEANNET, GATTIÈRES, CARROS, LE BROC. Les « HISTOIRES ET LEGENDES DE LA GAUDE » occupent un large chapitre de l’ouvrage, à la mesure de son riche passé.

Depuis les premiers habitants, ces Ligures qui enivrèrent Hercule au vin du cru, « comparable au nectar des Dieux », de son sarcophage romain au légendaire « Trésor de la Maure », avant d’y côtoyer les mythiques Cathares venus s’y réfugier et aux Templiers très à l’aise en ce lieu, La Gaude est source d’extraordinaires histoires.

Son fabuleux Château théâtre des troublantes expériences d’un mystérieux alchimiste « faiseur d’or », ses chroniques décrivant les épouvantables tourments de la guerre, avant que les terribles « Brigands de la Garbasse » n’y ajoutent leur lot, tout concoure à retrouver ici au fil des pages l’histoire passionnante de ce village de l’extrémité est de la Provence.

Les témoignages des dramatiques rencontres d’intrépides Gaudois confrontés à la présence hostile du Loup confirment leur caractère bien trempé qui fit leur renommée.

Leur rude terroir privé d’eau inspirera à Marcel Pagnol venu s’y installer, sa célèbre « Manon des Sources ».

Enfin pour compléter le tout, les nombreux vestiges archéologiques y sont recensés et situés.

Un livre de référence indispensable pour connaître le passé et la mémoire de La Gaude.

Cet ouvrage illustré, de 160 pages est disponible dédicacé par l'auteur au prix de 18 € en contactant: edmondrossi@orange.fr

Proposé également dans toutes les bonnes librairies et en ligne :

 http://www.diffusion-fred.com/auteur-100.aspx

 Site spécialisé :

 http://pays-d-azur.hautetfort.com/

Edmond ROSSI écrivain et historien auteur de cette étude a effectué l’inventaire des monuments historiques de la commune de Saint Laurent du Var (1976 à 1977). Il a occupé les fonctions de « correspondant histoire » au quotidien « Nice Matin » dans lequel il a tenu une chronique régulière sous le titre « Un Peu d’Histoire » de 2003 à 2010.

Il réside à La Gaude depuis 1980 et s’est imprégné de l’identité originale du lieu, pour nous la restituer avec authenticité pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

 Voir le site de l’auteur :

 http://alpazur-edmondrossi.monsite-orange.fr

30/10/2015

LA COLLE SUR LOUP : LE MYSTÉRIEUX ENCLOS DU MONT GROS

CADASTRE DE 1835.jpg

L’énigmatique enclos du Mont Gros au nord de La Colle sur Loup, dans le bois de la Sine n’a pas fini de troubler les visiteurs, tout comme les spécialistes de l’archéologie (Roger et Paule Joelle Picco, Henri Guigues, Raoul Barbès) venus l’étudier en février 2015.

Voici le résultat de cette prospection qui pose nombre de questions restées sans réponses :

«  Il s’agit d’un grand espace à peu près rectangulaire délimité par des grands murs à double parement courbe (voir dossier Internet: murs à parement courbe ). La hauteur des murs est variable mais peut atteindre près de 3 mètres de haut par endroits.

Le site est traversé par une piste provenant des carrières de la Sine. Autour du site, à l’extérieur, on voit à plusieurs endroits, des accumulations de pierres très importantes, provenant de l’épierrement du site et des déchets de taille notamment près du point A où l’on voit également une petite ruine, et entre les points D et E à l’extérieur du terrain, pierrier visible sur les photos satellite.

Le terrain est en légère pente vers le sud-est.

Sur le côté sud il est en limite du plateau et domine les pentes de la vallée du Loup.

Le mur a été détruit au passage de cette piste au point A. Sur le côté sud-est on voit un passage étroit de largeur 1.10m du côté.

Ce passage ne permettait pas le passage d’une charrette attelée ni même d’un mulet chargé. A cet endroit le mur fait environ 1.70 m de haut, 1.70 m à la base et 1 m au sommet. C’est le seul passage visible actuellement mais on ne peut se prononcer sur un autre passage éventuel là où le mur a été éventré au point A. Cette ouverture C permettait le passage d’un bovin ou de moutons et servait peut être au comptage ou pour faciliter le traitement des animaux. Il pouvait être barré facilement.

Il y avait dans les environs deux bergeries, l’une sur la commune de Vence et appelée « Bergerie » sur la plan topographique et l’autre plus proche sur la commune de la Colle sur Loup nommée « Les Crottes » ou « Crotes » ou « Couladon », du côté du passage dans le mur. Y avait-il un rapport avec cet enclos ? En 1835 un certain Bernard était propriétaire de la Bergerie des Crottes (Couladon en 1835) avec une mention « masure »

Sur le côté nord le mur n’a pas été terminé dans sa partie centrale entre les points G et F du plan.

Les longueurs respectives des côtés de l’enclos sont :

DB=200 m

DE= 127 m

HB = 158 m

HG = 52 m

GE =144 m

FG = 50 m

On observe entre les points E et F une banquette de 30 à 40 cm de haut et 2.50m de largeur environ au pied du mur côté intérieur dont on ignore l’usage, peut-être pour asseoir un échafaudage de service.

A l’intérieur du terrain on peut voir un muret correspondant peut être à la séparation entre les parcelles 4 et 5.

Près de l’angle nord à l’intérieur du terrain, près du point H, un grand trou a été creusé, peut-être pour chercher de l’eau.

Le périmètre du mur est d’environ 680 m et la surface cadastrale 25500 m2 à l’époque ou l’enceinte appartenait à ce Bernard Maurice, d’ailleurs en litige avec un certain Lambert Antoine pour une parcelle (27) de 430m2, suivant ce qui est mentionné sur les documents cadastraux.

Les raisons de ce litige sont inconnues mais on peut se demander si les pierriers extérieurs provenant de l’épierrement du terrain et des déchets de taille, n’ont pas été réalisés chez les voisins. Sur le cadastre napoléonien le terrain est qualifié de vigne.

A l’intérieur du site on observe un mur d’orientation sud-est nord-ouest de 1m de haut et 2 m de large en moyenne, séparant les parcelles numérotées 4 et 5 sur le cadastre récent (anciennement 25).

Le site n’a pas pu être exploré complètement car en juin 2014 une partie n’était pas débroussaillée. La partie observée est très propre avec très peu de pierres au sol

L’exécution des murs a nécessité une main-d’œuvre importante et la justification d’un tel ouvrage est un mystère.

A plusieurs endroits dans les Alpes Maritimes on voit des murs à parement courbe mais comme ce sont des murs de soutènement, un seul parement est visible. Plusieurs sont datés du début du XIXème siècle.

Côté nord du site, à une cinquantaine de mètres à l’extérieur, on voit plusieurs enclos plus ou moins rectangulaires de 15 à 20 mètres de côté. Les murs ne semblent pas dégradés et paraissent bas pour des enclos à moutons.

Raisons d’être de ce grand enclos

L’hypothèse d’un camp militaire est à exclure car tous les murs de pierre exécutés à l’époque de la guerre de Succession d’Autriche, ne dépassaient pas environ 1 m de haut pour permettre à un fantassin de tirer à l’abri, et d’autre part les murs comportaient des redans fréquents pour éviter des tirs en enfilade.

Par ailleurs la rive droite du Var n’a été concernée par le conflit que pendant l’hiver 1746, époque à laquelle la citadelle d’Antibes a été vainement attaquée par les austro-sardes. Des opérations auraient peut-être eu lieu autour du château de la Reine Jeanne dans le Malvan au nord de Vence.

Une vigne, mentionnée sur les documents cadastraux à cet endroit, devait être de mauvaise qualité étant donné la nature du sol. Un enclos pour abeilles est aussi peu probable car les dimensions de ces enclos sont en général d’une trentaine de mètres de côté et avec un point d’eau à proximité.

Il semble donc plus probable d’envisager comme raison un épierrement du site pour permettre l’exploitation, mais la hauteur et la qualité des murs ne sont pas justifiées.

L’hypothèse d’une oeuvre d’art associée à l’épierrement

La réalisation de murs mesurant jusqu’à plus de 100 ml en ligne droite avec double parement courbe extérieur et intérieur réglé au calibre est une affaire de spécialiste. En plus les angles sont arrondis à l’extérieur et à l’intérieur ce qui accroit la difficulté.

La réalisation n’a pas été menée à son terme car entre les points F et G la fouille a été préparée mais le mur non exécuté.

Durée des travaux

En supposant qu’une équipe constituée d’un maçon spécialiste et d’un aide puisse exécuter 1 m3 de mur par jour, compte tenu de l’approvisionnement, de l’échafaudage, etc… et en prenant une section moyenne de 2 m de base et 2m de hauteur ce qui est probablement sous-estimé, cela donnerait pour 650 ml de mur 2600 m3, soit à raison de 300 jours par an, une durée de plus de huit ans. Comme entre les angles E et H le mur a peut-être été exécuté en partant des deux angles on peut éventuellement penser à deux équipes au moins, soit une durée de plus de quatre ans de travail dans ce cas, mais il est possible qu’un personnel nombreux ait été employé.

De toute façon l’investissement en hommes pour un tel travail était probablement très onéreux.

Conclusion

Ce mur semble être une folie en même temps qu’une oeuvre d’art, car un ouvrage d’une telle qualité et d’une telle dimension est une réalisation tout à fait exceptionnelle.

Quant à la date d’édification d’un tel ouvrage, on a observé dans la région des murs de ce type exécutés au début du XIXème siècle mais ce n’est qu’une indication. »

Pour découvrir les sites insolites de la Côte d’Azur et du Pays d’Azur, à travers les ivres d’Edmond ROSSI consuter :

http://alpazur-edmondrossi.monsite-orange.fr/