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15/05/2010

DECOUVERTE DES SITES TEMPLIERS DE COURSEGOULES A THORENC

86 COURSEGOULES, LA CHAPELLE ST. MICHEL DE LAGNERIS page 86.jpg

Après avoir rejoint Vence, emprunter la D2 pour franchir le col de Vence et atteindre le village de Cousegoules, première étape de cette excursion.

Abandonner votre véhicule, pour vous diriger à pied jusqu’à la chapelle Saint Michel. Un sentier balisé, en direction du nord-ouest, vous conduit à cette ancienne possession templière.

La chapelle romane Saint Michel, située au quartier de Lagneris rappelle qu’une communauté de moines occupait déjà ce lieu au VI ème siècle.

L’édifice dont  l’abside est caractéristique du haut Moyen-Age, constituait le centre d’un prieuré qui appartint à l’origine à la puissante Abbaye de Lérins.

Les ruines des bâtiments d’habitation, ainsi qu’un intéressant captage de source, tout comme les restanques installées alentour rappellent l’activité agricole de ce modeste « moustier ».

Une curieuse pierre tombale gallo-romaine, découverte dans le sanctuaire porte une épitaphe latine.

Voici la traduction de ce texte : « A Fuscus et Favor, fils de Secundus, morts l’un à 19, l’autre à 13 ans, Secundus fils de Nicentus et Velia, fille de Favor leurs parents ont élevé ce monument ».

La pierre gravée est dressée devant l’entrée.

Le prieuré de Saint Michel de Lagneris a certainement été occupé par les Templiers qui possédaient à Coursegoules leur propre maison et y prélevaient 4 services et 8 redevances foncières en particulier à Lagneris.

De retour à Coursegoules, reprendre la route pour Gréolières et poursuivre au-delà vers Thorenc.

Au nord du village de Gréolières, 500 m après, quitter le véhicule pour admirer les ruines classées du village médiéval de Gréolières Haute (à son propos, voir du même auteur : «  Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes »).

Sont encore visibles les vestiges du château du XIII ème siècle des Villeneuve, vaste parallélépipède avec ses courtines, archères et une partie de l’enceinte. L’ancienne église romane de Saint Etienne, avec double clocher latéral est datée du XI ème ou XII ème siècle. Les nombreux restes d’habitations s’échelonnent eux, jusqu’au XV ème siècle, témoignant d’un abandon progressif au profit de Gréolières Basse. Si les Templiers sont absents de Gréolières au Moyen-Age, la visite de ce magnifique ensemble restitue l’image authentique d’une de ces nombreuses communauté des Alpes Maritimes où ils s’implantèrent.

Poursuivre par la D2 pour atteindre le plateau agreste de Thorenc, jusqu’au croisement avec la D5, qu’il faut emprunter à gauche, en direction de Grasse durant un kilomètre, stopper au-delà d’un petit col. Repérer à droite le sentier balisé du « Castellaras », sur lequel il faudra s’engager pour grimper vers la colline bien visible, couronnée par les ruines mythiques de ce qui fut longtemps admis comme une remarquable citadelle templière (voir description dans le chapitre de Grasse).

Après une demi-heure de marche le visiteur parvient aux vestiges du village fortifié du XII ème au XIV ème siècle, comprenant : une poterne, des tours, les courtines du château, la chapelle romane ruinée et une bergerie.

Bâti à 1400 m d’altitude, le Castellaras domine le croisement stratégique des voies régionales est-ouest et nord-sud, reliant Vence et Grasse à Castellane.

La présence des chevaliers hospitaliers à Thorenc a entraîné une confusion favorable à l’attribution des vestiges muets de ce site, aux « mystérieux » Templiers.

De plus, la rumeur locale persistante d’un trésor caché au milieu des décombres amplifie cette fascination !

Lieu magique et protégé, le Castellaras nous offre la représentation réduite d’une forteresse calquée sur le Krak des chevaliers, dressé en Orient face à la menace des Infidèles.

Le retour s’effectuera au plus direct, par Gréolières, les gorges du Loup, La Colle sur Loup, Cagnes et Nice.

D’après «Les Templiers en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-Age de ces fiers chevaliers.

Quel fut le rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?

Que connaît-on des chroniques oubliées et des règles secrètes de l’Ordre du Temple ?

Par ailleurs, quel crédit accorder aux légendes relatives à leurs trésors cachés ?

Enfin, quels monuments et vestiges portent encore l’empreinte des chevaliers « de la croix et des roses » ?

Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.

Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Auteur de divers ouvrages traitant de l‘Histoire des Alpes Maritimes, Edmond Rossi, niçois passionné par le passé et la mémoire d’une région qu’il connaît bien, nous entraîne dans une attentive et fascinante découverte des annales et des sites toujours hantés par l’ombre des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 

16:35 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire

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