03.12.2009

"UN PEU D'HISTOIRE DE SAINT LAURENT DU VAR" UN NOUVEAU LIVRE D'EDMOND ROSSI

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 Un Peu d’Histoire… évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent du Var. De l’Antiquité à nos jours ces 70 chroniques illustrées permettent un survol varié propre à éclairer l’histoire de la région bien au-delà de celle d’un simple village provençal placé à l’embouchure du Var.

 

Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le comté de Nice.

Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var. Cité moderne, elle n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le Vieux-Village, avec ses rues pittoresques et son église romane.

Grâce à ces chroniques, Edmond Rossi nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.

 

Edmond Rossi est depuis son plus jeune âge passionné par l’histoire du Pays d’Azur.

Auteur de nombreux ouvrages, il présente régulièrement des chroniques historiques dans le quotidien Nice Matin et sur les ondes Radio France Bleu Azur.

 

L’ouvrage illustré de 160 pages édité dans la collection « Provinces Mosaïques » par les célèbres Editions Sutton (8, rue du Docteur Ramon 37540 SAINT CYR SUR LOIRE, tél. 02 47 40 66 00), spécialiste national du régionalisme, est en vente au prix de 22€ dans toutes les bonnes librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière.

Pour obtenir un exemplaire dédicacé, téléphonez au 04 93 24 86 55.

 

Savoir + : http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 Une séance de dédicace est prévue le samedi matin 19 décembre de 10h à 12h au restaurant le « Victoria », situé 395 avenue du Général Leclerc au cœur de Saint Laurent du Var. Avec l’espoir de votre visite.

30.11.2009

DE LA PEUR A « LA MORT DU LOUP »

 
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 Depuis le passé le plus lointain, la menace des loups a provoqué chez l’homme une peur collective qui ne s’est calmée qu’avec la disparition partielle de ces animaux. Cette crainte à tout naturellement fait naître des croyances et des mythes véhiculés par les cultes et les traditions.

Symboliquement associé aux forces obscures (la nuit encourageant ses attaques) le loup, venu des ténèbres ou de l’ombre des forêts, apparaît vaincu par Saint Loup qui guérit la cécité. De même, Saint Hervé, aveugle, sera guidé par un loup. L’imagerie religieuse développera sur les fresques des églises et chapelle le loup comme un animal féroce et maléfique.

Représentant le Diable chez les Scandinaves et les Germains, il sera le complice des sorciers espagnols qui le chevaucheront à l’envers pour se déplacer. Il exprimera également la gloutonnerie plus souvent que le porc. Mais c’est lors des calamités vécues par nos ancêtres qu’il donnera toute la mesure de sa cruauté. En effet, sa présence va accompagner les famines, les épidémies et les guerres.  Trouvant là un terrain favorable, le loup va y prélever son tribut, excitant davantage l’hystérie collective par la terreur qu’il provoque.

Mieux, on assistera lors des famines à la multiplication des cas de « folies louvrières » (lycanthropie). Le cannibalisme, solution extrême à la faim, entraîne des êtres frustres à tuer leurs semblables. Certains iront jusqu’à détacher les corps des suppliciés suspendus aux gibets pour se procurer une horrible nourriture (selon J. Delumeau « La peur en Occident »).

Le goût de la chair humaine étant pris, d’autres dépravés se couvriront d’une peau de loup pour harceler et tuer d’innocentes victimes. Le XIVème siècle est fertile en témoignages de loups-garous circulant à quatre pattes, cachés sous une peau de loup pour mieux commettre leur monstrueux forfaits. Dans ces temps de misère et d’impuissance suivant famine et disette, les épidémies (et plus particulièrement la peste) seront tout comme les loups mis au compte des punitions divines. Le clergé développera cette explication passive. Trompeur et rusé avec ses yeux de braise, le loup sera plus que jamais identifié au Diable dans sa haine d’une espèce humaine affaiblie (Pierre de Beauvais XVIème siècle).

Enfin, durant des siècles, les guerres périodiques et leurs massacres vont constituer une véritable aubaine pour les loups. Morts et blessés fournissant un aliment de choix leur donneront goût à la chair humaine (G. Ragache « Les loups en France »). Il sera alors question de ces loups accoutumés à la chair humaine, attaquant les hommes de préférence, devenus aussi des loups-garous (loups dont il faut se garer).

De plus, porteur de la rage, terrible maladie à l’issue fatale, le loup complice du Diable plongera l’enragé dans des crises de convulsions avec morsures, comparables à celles d’un possédé.

L’exorcisme, pour délivrer l’esprit du mal, doit alors intervenir après que le fer rouge ait cautérisé la plaie.

Doué de tels pouvoirs, le loup intervient tout naturellement dans la sorcellerie et la médecine populaire, grâce aux pouvoirs de sa dent, de son œil, de ses os, de son cœur ou son foie, pour protéger ou écarter diverses maladies. Frappant l’imaginaire, le loup a laissé son souvenir dans de nombreuses expressions qui tendent à disparaître avec lui. Nous en connaissons certaines comme : « être connu comme le loup blanc », « marcher à pas de loup », « entre chien et loup », « hurler avec les loups , ou des proverbes du genre « quand on parle du loup on voit sa queue », « l’homme est un loup pour l’homme » ou « enfermer le loup dans la bergerie ».

Déjà présent à l’époque des Romains, dans la relation de la louve allaitant Romulus et Remus, jusqu’au « Livre de la Jungle » de R. Kipling où la louve Akéla élève Mowglie, contes et légendes feront leur profit de cet animal mythique et ambivalent. Associé à la pleine lune comme à la sombre forêt, tanière des frayeurs populaires, le loup peut se changer en homme à la faveur de ces domaines obscurs. Animal ou loup-garou, cet être sorti de l’ombre ne peut symboliser que le mal, opposé à sa victime favorite le doux agneau à la pure et blanche innocence. Véhiculant toutes ces tares « le grand méchant loup » ne pouvait que perdre son procès et être condamné à disparaître.

La lutte exterminatrice débuta par de significatives battues organisées dès le Moyen Age sous l’Ancien Régime, les dimanches et les jours des fêtes carillonnées, à l’issue des offices religieux. Battues et primes vont constituer l’arsenal répressif contre la menace des loups. Sa chasse, devenue une affaire de légitime défense des populations rurales, visera à la totale destruction de l’espèce.

Au XVIème siècle, c’est le seigneur qui organise les battues en réquisitionnant hommes et chiens, s’y ajoute l’incitation d’une prime pour chaque bête abattue. Dans un souci d’efficacité, l’autorité royale créera la Louveterie, ce service remonte à Charlemagne. Les abus, commis lors du prélèvement des rétributions auprès des communautés rurales, par les fonctionnaires chargés d’éliminer les loups, entraînent divers règlements au fil des siècles. Véritable administration, chargée sans partage d’une mission d’intérêt général, la Louveterie est dirigée par un Grand Louvetier assisté d’officiers et sergents de Louveterie. Cette institution disparaît en 1787 à la suite d’abus réitérés.

Une nette recrudescence des loups suit la naissance de la première République de 1790 à 1804. Pour lutter contre ce fléau, de nouvelles mesures sont préconisées, comme l’empoisonnement à la strychnine et l’encouragement à la destruction au moyen de primes.

Ce dernier procédé était un peu utilisé sous l’Ancien Régime. La loi de 1882 hâtera l’extermination des loups : 1300 loups détruits en 1883 sur le territoire national, puis quelques centaines chaque année jusqu’en 1902.

Dans les Alpes-Maritimes (divisées par la frontière du Var de 1815 à 1860), les informations recueillies par Frédéric Muyard dans son étude sur « les loups et la loi » nous indiquent une lettre significative du maire de Levens du 12 prairial an X (1802). Il est question d’un couple de loups apparaissant en plein jour avec une « gueule effroyable ». Ces provocateurs égorgent les bestiaux domestiques, nécessitant l’intervention rapide des six meilleurs chasseurs du canton.

Dix-huit vont être abattus de 1800 à 1806, dans le département à Séranon, Roquesteron, Puget-Théniers, Clans, Roquebillière, Saorge et Tende, souvent les louves sont pleines de trois à cinq louveteaux.

Rappelons que la louve s’accouple en Janvier ou Février. Au bout de 63 jours de gestation, elle mettra bas de quatre à cinq petits, qu’elle allaite de cinq à six semaines. Mais les louveteaux ne peuvent suivre leur mère qu’à l’âge de deux mois. F. Muyard signale également qu’en 1806 dans les Basses Alpes, le Préfet ordonne une « battue générale » face aux ravages causés par les loups, « dans tous les bois et forêts, avec chiens et armes à feu. »

En 1844, sous le régime royal de Piémont-Sardaigne, l’intendant général Des Ambrois diffuse un manifeste sur tout le territoire de la « Province de Nice pour lutter contre les loups » qui infestent le pays. Le tarif des primes est de 200 lires pour une louve pleine, 150 pour une louve ordinaire, 100 pour un mâle et 25 pour un louveteau, quant aux lynx et loups-cerviers la prime reste fixée à 100 lires.

Ces primes n’eurent pas toujours le succès espéré, car il fallait souvent dépenser plus pour se déplacer et transporter la dépouille de l’animal tué jusqu’à Nice.

La chasse aux loups devenait souvent un privilège de riches qui, seuls, possédaient des chiens et des armes à feu.

Le piège et le poison étant reconnus comme moyen de lutte (1882), la traque va se démocratiser et les tableaux de chasse vont s’accroître. Les primes sont augmentées encourageant les prises. Le 14 Avril 1890, Clapier Joseph de Saint Sauveur reçoit
150 francs pour avoir pris au piège une louve pleine. Le 16 Décembre 1890, les sieurs Mallet et Ségur perçoivent une prime de 100 francs pour avoir tué une louve de 16kgs. A Villars sur Var, le 25 Février 1901, Toccia, un cultivateur, touche 100 francs pour avoir empoisonné un loup. La liste s’achève là et les rares apparitions du loup ne relèveront plus désormais que du fait divers.

Auteur et victime d’une psychose meurtrière, le loup a été presque totalement éliminé. Mais voilà qu’il réapparaît aujourd’hui dans nos forêts, auréolé d’une éternelle passion, poursuivant un nouveau destin discutable.

Décidément, nos rapports avec cet animal ne seront jamais simples.

 

D’après « Les Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes » (Equinoxe-éditions Saint Rémy de Provence), pour commander cet ouvrage dédicacé de 23 € : téléphoner au 04 93 24 86 55.

Avec les "Légendes et Chroniques insolites des Alpes Maritimes", Edmond Rossi, auteur niçois de plusieurs ouvrages sur le passé de son pays, nous offre un recueil d'une centaine de relations confondant la vérité historique et l'imaginaire de la légende.

Pour tous ceux qui désirent connaître non plus une Côte d'Azur artificielle mais une terre de culture et de mémoire, ce recueil constitue une promenade originale puisée aux meilleures sources.

Les Alpes Maritimes possèdent un particularisme né d'un isolement géographique, terre de contraste. Elles offrent une tradition enracinée dans un passé fertile en anecdotes souvent ignorées.

Merveilleux voyage que ces récits qui vont des légendes des origines aux chroniques d'un millénaire de défis naturels, se poursuivant vers des villages du bout du monde pour y traverser un passé où se croisent les silhouettes d'illustres personnages et l'ombre inquiétante des sorcières.

Laissons nous conduire dans les coulisses secrètes de ce théâtre factice qu'est la Côte, vers l'intérieur de ce pays d'Azur, à quelques pas du littoral, pour en découvrir et en pénétrer l'âme.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

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10.11.2009

VISITE DÉCOUVERTE DE LA COMMANDERIE TEMPLIÈRE DE VENCE

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Ici, le mythe rejoint la réalité, pour nous offrir d’authentiques vestiges, tant dans le vieux Vence, qu’au sommet du fier promontoire du Baou des Blancs dominant la cité.

Le matin, débuter la visite depuis Vence, en empruntant la route de Coursegoules. Un kilomètre plus loin à gauche, remarquer les restes du château Saint Martin, occupé aujourd’hui par une résidence hôtelière. Ce château, parfois attribué aux Templiers, fut occupé par la famille de Villeneuve. Poursuivre la route, pour s’arrêter un kilomètre plus loin, à proximité d’une ancienne carrière à droite où l’on abandonnera son véhicule.

Un sentier balisé conduit en une demi-heure au sommet du Baou des Blancs, sur le site belvédère de la commanderie du Temple. L’abondance des vestiges (remparts, village, église, citerne ) témoigne de l’importance de Saint-Laurent-la-Bastide, centre du fief templier cédé à l’Ordre par l’évêque de Vence en 1195.

Retour dans le cœur historique du vieux Vence où l’après-midi sera consacrée à la découverte de monuments contemporains de la présence des Templiers dans la cité.

La visite débute par un coup d’œil à la Tour Peyra, dressée au début du XIII ème siècle par Romée de Villeneuve, nouveau maître des lieux. Ce magnifique donjon roman, ouvrage défensif est contigu au château seigneurial des Villeneuve, bâti également en pierres de taille à la même époque.

Rejoindre la vénérable cathédrale de la Nativité de Notre Dame, splendide édifice du XI ème siècle.

La maison, tenue par les Templiers dans la ville, a été située dans la rue de l’évêché, bordant l’église au nord, au-delà du passage couvert Cahours.

Parcourir la cité médiévale, son lacis de ruelles, de passages voûtés avec niches, remarquer les linteaux sculptés des anciennes demeures. Ce bel ensemble architectural formait le cadre de vie des Templiers résidants privilégiés de la Vence du XIII ème siècle.

 

D’après «Les Templiers en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-Age de ces fiers chevaliers.

Quel fut le rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?

Que connaît-on des chroniques oubliées et des règles secrètes de l’Ordre du Temple ?

Par ailleurs, quel crédit accorder aux légendes relatives à leurs trésors cachés ?

Enfin, quels monuments et vestiges portent encore l’empreinte des chevaliers « de la croix et des roses » ?

Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.

Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Auteur de divers ouvrages traitant de l‘Histoire des Alpes Maritimes, Edmond Rossi, niçois passionné par le passé et la mémoire d’une région qu’il connaît bien, nous entraîne dans une attentive et fascinante découverte des annales et des sites toujours hantés par l’ombre des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

 

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30.10.2009

LES CHATEAUX DES ALPES MARITIMES, PIONS D’UNE STRATEGIE

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Trois régions, au destin historique particulier, se partagent le département des Alpes Maritimes. A l’ouest du Var, l’arrondissement de Grasse (Provence orientale), à l’est le Comté de Nice et, enclavés, la Principauté de Monaco et le Pays Mentonnais (réunis jusqu’en 1848).

Le Comté de Nice sera séparé de la Provence en 1388, puis définitivement rattaché à la France en 1860.

A la fin du IXme siècle, l’effondrement de l’Empire Carolingien aboutit à l’élection du Roi Boson en 879, à la tête du Royaume de Bourgogne dont fait partie la Provence. Ce nouveau prince se heurte à la résistance de la Provence orientale, restée fidèle à l’aristocratie carolingienne ; il utilisera même les Sarrasins pour installer son pouvoir. L’élan qui, en 972, unit la Chrétienté contre les Infidèles, va servir ses desseins. Le Comte de Provence Guillaume, dit le Libérateur et  les vicomtes (ses compagnons) souvent présentés comme les délivreurs d’un pays ravagé par les Sarrasins, occupent partiellement la Provence orientale, ne trouvant au-delà du Var qu’une terre ennemie. Il faudra attendre 1117 pour s’aventurer au-delà du fleuve.

Les conquérants provençaux, pour contrôler le pays de Nice, construisent alors des châteaux, avançant prudemment leurs pions, de la rive droite du Var aux vallées du Paillon et, avec plus de difficultés, vers le haut pays. Un premier réseau castral (XIme siècle) s’installe, après La Gaude et Gattières, à Nice, Aspremont, Tourrette-Levens, le quadrillage se complète au XIIme siècle avec Lucéram, Contes, Berre, Coaraze, Châteauneuf de Contes, Eze, La Turbie et Ongran (Peille).

Si, au départ, le site d’implantation était inhabité, sur un sommet isolé, la population sera progressivement rassemblée autour de la forteresse à compter du XIIme siècle.

Les Comtes de Provence n’obtiennent pas encore au XIIme siècle l’hommage des nobles situés à l’est de leur fief. Au XIIIme siècle, Raymond Bérenger V, lassé par cette hostilité latente, entreprend la conquête militaire des territoires rebelles de 1227 à 1235. Après avoir soumis les consuls de Grasse (1227), puis ceux de Vence et de Nice (1229) pactisant avec la République de Gênes, Romée de Villeneuve, fidèle lieutenant du Comte, conduit une campagne rapide et décisive dans les vallées. Le château de Saint Blaise est l’exemple d’une de ces forteresses nées dans ce contexte de guerre.

Vers 1250, la majeure partie du pays de Nice est soumise à l’autorité du Comte grâce à un second réseau castral (XIIIme siècle).

Du début du XIme au milieu du XIIIme siècle, la fonction du château a évolué avec la mise en place du système féodal. Forteresse isolée, puis centre de protection d’un habitat regroupé, le château reprendra sa vocation militaire avant d’abriter à nouveau le village.

La guerre de succession qui suit la mort de la Reine Jeanne (1382) va à nouveau diviser et ravager la Provence orientale, réactivant le rôle défensif des châteaux en place.

Si, à l’intérieur, les troupes de mercenaires et les bandes armées pillent le pays, la côte est tout aussi exposée aux attaques successives des Sarrasins, des pirates et corsaires tant génois qu’espagnols ou barbaresques.

Abandonnés, le calme revenu, les châteaux des Alpes Maritimes protégeront les populations soumises aux passages des armées en campagne comme aux raids perpétuels, propres aux zones frontières. Rappelons que le Var séparera le Comté de Nice de la Provence de 1388 à 1860 avec quelques courtes parenthèses.

Guerres d’Italie, de la succession d’Autriche et de la succession d’Espagne ajouteront leurs maux à une liste déjà longue.

Il faut noter que le château féodal disparaît dans la stratégie militaire à compter du XVme siècle, avec les progrès de l’artillerie, au profit d’ouvrages efficaces contre cette menace. Aux XVIme et XVIIme siècles, Antibes (Fort-Carré), Nice (Mont-Alban), Villefranche (Citadelle) offrent les meilleurs exemples architecturaux.

Après la condamnation du fier Comte de Beuil, plusieurs de ses châteaux seront démantelés : Beuil, Sauze, Roure, Thiery, Touët, Tourette et Tournefort. Celui de Nice subira le même sort en 1705 sur l’ordre de Louis XIV.

Dans un tel contexte, rares sont les châteaux de l’ancien comté de Nice encore debout qui soient parvenus jusqu’à nous, transformés en bâtiment public de prestige ou en demeure d’agrément. La Provence orientale (arrondissement de Grasse) était incontestablement plus favorisée.

Monaco et ses anciennes possessions mentonnaises présentent deux spécimens de châteaux anciens. Citons le célèbre Palais princier qui, malheureusement, n’a conservé de la forteresse commencée en 1215 que la tour Serravalle et la courtine qui domine la façade de l’entrée de ses trois tours carrées crénelées. Mérite également une attention particulière le château fort de Roquebrune, le plus ancien du département, bien que remanié au cours des siècles.

 


D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

 04 93 24 86 55

Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

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24.10.2009

SAINT LAURENT DU VAR: « UN PEU D’HISTOIRE » , LES CHRONIQUES DE « NICE MATIN » ENFIN RÉUNIES ET PUBLIÉES

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« Un Peu d’Histoire » titre d’une chronique régulière évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent, il fallait réunir et publier cet ensemble significatif de 70 articles illustrés égrenés au fil des mois dans la presse locale.

 

De l’Antiquité à nos jours ces relations permettent un survol varié propre à éclairer l’Histoire de la région bien au-delà de celle d’une simple bourgade provençale placée à l’embouchure du Var.

 

Ces épisodes illustrés rejoignent notre présent tout au long de l’Histoire de Saint-Laurent-du-Var affirmée par sa fière devise: "DIGOU LI, QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), spécifique des « riches heures » de sa mémoire.

 

Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice.

Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kilomètres.

Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XIe siècle.

 

Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.

Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.

 

Grâce à ces nouvelles chroniques, Edmond Rossi, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.

 

L’ouvrage édité par les célèbres "Editions Sutton", spécialiste national du régionalisme, sera en vente mi novembre 2009, dans les librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière, pour obtenir un exemplaire dédicacé appeler le 04 93 24 86 55..

20.10.2009

LE LOUP ET LA SORCELLERIE

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Les procès de l’Inquisition ne concernaient pas que les hommes. L’Eglise dans un souci de purification absolue persécuta très tôt les animaux souvent qualifiés de réincarnations maléfiques et d’auxiliaires actifs du Diable et des sorciers.

Quand on appliquait la Question à une louve que l'Eglise considérait comme une sorcière, il était courant pour commencer par lui faire rôtir les mamelles, jusqu'à en faire éclater les chairs. Disposées devant les yeux d'or de la supposée « mâle-bête » on entassait des pinces pour la tenailler jusque dans ses parties les plus intimes, et des verges pour la fustiger si elle n'était point défunte entre temps. On tordait le cou de la louve à lui en rompre les os pour qu'elle porte son regard à demi-éteint, vers les treuils, poulies et cordages à hisser et à pendre, à écarteler, en même temps qu'on lui déboîtait les os des pattes. Lorsque le regard d'or se faisait vitreux, c'était le moment de faire grésiller ses globes oculaires.

Le génie d’invention visant à détruire le mal pur n’avait pas de limite dans l’horreur.

Ainsi qu'on le faisait sur le corps des sorcières, mortes ou vives on fouinait sur le corps de la louve, on revenait à ses parties intimes afin d'y détecter le Sigillum Diaboli. Ce sceau de Satan était pour les inquisiteurs la marque, supposée du démon lui-même.

 Satan lorsqu'il copulait avec une louve ou une femme malfaisante afin que l'une ou l'autre, mette bas un garou, stigmatisait l'élue en lui apposant son symbole.

On prétendait d'ailleurs que le garou était lui aussi, marqué de façon secrète et indélébile.

Ces épouvantables supplices pour de prétendus justiciables, dérivaient en affreux divertissements sadiques pour les juges religieux et leurs acolytes.

Les procès d'animaux n'étaient en fait que le reflet de la stupidité d'hommes qui pourtant refusaient une âme à ces malheureuses créatures.

 

D’après «Les Histoires de loups en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Le loup est de retour en France et plus exactement près de nous, dans le Parc du Mercantour et les Alpes du Sud.

Ce « grand méchant loup », cauchemar de nos nuits d’enfant, traînant dans la mémoire collective des générations de « mères-grand » et de « chaperons » dévorés tout cru, revient cette fois sur notre territoire nanti du statut intouchable d’espèce protégée par le Conseil National de la protection de la nature et la Convention de Berne.

Réhabilité et qualifié de « prédateur indispensable à la chaîne alimentaire et aux rétablissements des équilibres naturels », le voici blanchi de tous ses crimes passés et à venir et toléré aux portes de nos villages.

L’homme encore une fois a décidé du destin de la bête  avec sa propre logique.

Pourtant, les souvenirs laissés dans la mémoire de nos aïeux ne sont pas tendres et méritent qu’on s’y arrête.

Les Alpes Maritimes ou « Pays d’Azur », nées de la rencontre des Alpes et de la Provence, offrent un cadre exceptionnel fait de vallées aux forêts sauvages et de villages perchés aux traditions vivaces.
Edmond Rossi, auteur niçois de différents ouvrages sur le passé et mémoire de sa région, présente ici une trentaine de récits recueillis dans les annales de la Provence orientale et du Comté de Nice.

Témoignages authentifiés touchants de vérité, ces textes évoquent les péripéties du loup, dans ce vaste territoire.

Parfois issus d’une tradition orale qui se perpétuait jadis aux veillées, ces contes portaient le plus souvent sur des faits réels, auxquels nos anciens se trouvaient mêlés.

Partons sur la piste mystérieuse de ce grand perturbateur que l’imagination populaire a toujours travesti familièrement de ses propres fantasmes.

A travers les « Histoires de loups au Pays d’Azur » retrouvez les contes de jadis, cette vieille magie des mots qui vous emmène au pays du rêve et de l’insolite.

Pour un temps, laissez-vous emporter vers un passé troublant celui où nos ancêtres vivaient en compagnie du loup avec des rencontres riches d’émotion.

 

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23.08.2009

CHATEAUX DU MOYEN AGE DES ALPES MARITIMES: DECOUVERTE

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Le château, demeure d’un personnage riche et puissant, maître du lieu, protégé par ses murs et ses tours, reste un symbole qui hante nos rêves depuis notre plus tendre enfance. Les contes avec leurs princesses, leurs braves chevaliers affrontant mille dangers, promènent notre imaginaire dans des pays gardés par des manoirs enchantés.

Le département des Alpes Maritimes, englobant le Comté de Nice et la Provence orientale, déjà nanti de bien des attraits, peut s’enorgueillir de posséder également ses châteaux. Ruinés ou restaurés au cours des siècles, sans rivaliser avec ceux de la Loire, les châteaux des Alpes Maritimes présentent un intérêt touristique évident.

« D’autres ont conservé des rochers de légendes … ou l’altier caractère des vieilles maisons, les gestes des fiers à bras … la pointe des donjons qui dominent les terres lointaines et les fleuves fourchus », Jean Giono évoquait ainsi ces manoirs essaimés dans notre région.

Nous avons recensé le maximum de ces glorieuses bâtisses ou de leurs restes, répartis aux quatre coins du département.

Il est bien évident que ces vénérables vestiges dont les plus anciens datent de près de dix siècles, ne sont pas parvenus jusqu’à nous dans leur état primitif. Certains ne sont plus parfois que des châteaux fantômes, offrant au regard quelques pans de murs fièrement accrochés au sommet d’un piton rocheux.

Nous avons volontairement limité notre propos au seul Moyen Âge, période troublée où s’édifièrent la majorité de ces châteaux forteresses.

De la fin de l’Empire romain à la Renaissance, des siècles durant, les populations exposées aux attaques venues de l’extérieur, aux querelles nées des ambitions et des rivalités d’une noblesse turbulente, s’abriteront derrière plus de 140 ouvrages défensifs de type divers dans les Alpes Maritimes.

Dressés çà et là comme autant de bornes du passé, les restes de ces vieux manoirs conservent leur part de mystère et de fantastique. Le pittoresque de certains de ces vestiges, pas toujours faciles à trouver, s’associe à la qualité du paysage qui les entoure.

Nombre de ces nids d’aigle romantiques placés à l’écart des circuits touristiques, mêlent souvent l’Histoire à la légende pour le plus grand plaisir de celui qui accepte de les rencontrer.

Remontons le temps et partons sur la trace de ces bâtisseurs soucieux de défendre et d’organiser une société exposée à des menaces venues d’horizons divers.

Ces vieilles pierres mangées par le temps portent encore la mémoire d’un passé tourmenté, inscrite dans quelques chroniques oubliées que nous avons ressuscité pour satisfaire les amoureux de notre patrimoine.

 

D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

 04 93 24 86 55

Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 

13.07.2009

VISITE DE DEUX COMMANDERIES A L’OUEST DU VAR

14 SCEAU DES TEMPLIERS AVEC DEUX CHEVALIERS SUR UN UNIQUE CHEVAL page 14.jpg

La première étape se situe dans le vieux village de Saint-Laurent-du-Var, à proximité de l’église paroissiale. Faute de pouvoir retrouver l’ancien hospice niçois du XIII ème siècle, il est possible de découvrir les restes de son homologue contigu à l’église de Saint Laurent. Notons que la vérité historique est respectée, puisque la commanderie de Nice géra des biens templiers à Saint-Laurent-du-Var, probablement l’hospice lui-même.

Gagner ensuite le village de Biot, ancien siège d’une importante commanderie templière.

La pittoresque place des Arcades, bien que du XV ème siècle, conserve des maisons aux assises datables de l’âge d’or de la présence du Temple.

Par la suite, se diriger vers Valbonne, pour y faire étape et y visiter l’église et les restes classés de la puissante abbaye chalaisienne. Cet ensemble témoigne de la vigueur d’une communauté religieuse du XIII ème siècle. Il concrétise l’image de ce que pouvait être la commanderie voisine de Biot, malheureusement anéantie au XIV ème siècle. Rappelons que la maison du Temple de Biot possédait à Valbonne les biens donnés par R. Salmoze, moine de Valbonne de L’Ordre de Chalais qui se faisant Templier entraîne avec lui tous ses biens meubles et immeubles, ecclésiastiques et laïcs, (l’acte est daté du 28 décembre 1298).

Reprendre la route pour atteindre Grasse où le Temple possédait une commanderie prospère.

Parvenu dans la cité, se diriger vers la vieille ville.

Là encore, c’est à travers les monuments du Moyen- Age, qu’il faudra rechercher la présence des Templiers, leur commanderie ayant malheureusement disparu.

Austères façades médiévales d’inspiration génoise, visibles le long de rues étroites, ancienne cathédrale fortifiée de Notre Dame du Puy du XIII ème siècle, Tour-forteresse du X ème siècle de l’hôtel de ville lui-même installé dans le Palais épiscopal du XII ème siècle, Tour de l’horloge (ancienne Tour du Consulat du XIII ème siècle ) restituent une part de l’architecture contemporaine des Templiers.

 

D’après «Les Templiers en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-Age de ces fiers chevaliers.

Quel fut le rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?

Que connaît-on des chroniques oubliées et des règles secrètes de l’Ordre du Temple ?

Par ailleurs, quel crédit accorder aux légendes relatives à leurs trésors cachés ?

Enfin, quels monuments et vestiges portent encore l’empreinte des chevaliers « de la croix et des roses » ?

Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.

Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Auteur de divers ouvrages traitant de l‘Histoire des Alpes Maritimes, Edmond Rossi, niçois passionné par le passé et la mémoire d’une région qu’il connaît bien, nous entraîne dans une attentive et fascinante découverte des annales et des sites toujours hantés par l’ombre des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

 

Pour en savoir plus sur un village typique chargé d’anecdotes et d’images du passé : Cliquez sur

http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com

 

 

 

30.06.2009

LES CHATEAUX DU MOYEN AGE DANS LES ALPES MARITIMES

CHATEAU DU PAYS D'AZUR.jpg

Le pari de présenter « les châteaux du Moyen Âge des Alpes Maritimes » n’est pas des plus faciles à tenir, non par la rareté de ces ouvrages, les quelques 140 recensés le prouvent, mais par la piètre qualité des constructions offertes à notre attention ainsi que le manque évident d’informations relatives à leur histoire.

L’architecture civile du Moyen Âge reste limitée, elle se borne à de rares maisons de villages ou à quelques bâtiments encore dans des cités enfermées dans leurs remparts.

Les témoins essentiels de cette lointaine époque sont incontestablement d’une part, les édifices religieux et, d’autre part, les constructions militaires.

Les édifices religieux sont abondamment représentés par les églises paroissiales, les chapelles rurales, les abbayes et les prieurés.

Les constructions militaires comprennent les châteaux forts (dans les textes : palatium, fortalicium, castellum), les enceintes des villages (castrum) ainsi que les points fortifiés isolés limités à de simples tours (turris).

Très étudiés, les édifices religieux sont les plus connus, élevés à la suite d’un élan de piété significatif, les chroniques en retiennent la date. De même, les actes de dévotion qui les entourent perpétuent leur existence au long des siècles.

Si les guerres et la vente des biens nationaux en ont détruit ou détérioré certains, beaucoup sont encore présents dans les villes et les campagnes.

Le choix de recenser les constructions militaires s’avère être une entreprise autrement ardue, compte tenu de leur dispersion dans la nature et de l’anonymat de leurs origines.

Le double défi d’identification implique le chercheur dans une reconnaissance sur le terrain, suivie d’une quête de documents archivés ou autres les concernant.

Moins connus, ces édifices ne répondent pas à un programme défini d’édification comme l’était la création d’une église, mais à un seul but précis s’abriter de la menace d’un ennemi dont la capacité d’attaque va varier au fil des siècles.

Ainsi s’explique le destin éphémère de ces défenses soumises obligatoirement à la destruction, au démantèlement ou à l’abandon suite à leur inadaptation au progrès des techniques militaires. Il n’en reste donc le plus souvent que des ruines allant d’une simple partie d’enceinte à une tour tronquée, combinées à quelques pans de murs.

Si parfois le château fort entouré d’un village a été conservé, agrandi puis restauré au cours des siècles, il ne présente plus alors dans ses structures qu’une tour, une partie des courtines ou  seulement les fondations relevant du château primitif.

L’est de la Provence du Moyen Âge qui englobe l’actuel département des Alpes Maritimes, possède un nombre important de châteaux forts en densité constante tant dans le haut pays que sur la côte.

Ces forteresses étaient dressées à l’origine par des hommes d’armes qui les recevaient de leur chef en récompense de leurs services avec un territoire : leur fief. Le château se trouvait alors bâti sur un point facilement défendable en général au centre du fief pour en assurer la surveillance et la protection.

Nombre de ces châteaux élevés avant le XVme siècle sont repérables dans les zones actuellement habitées et au voisinage des voies de communication. Mais de grands espaces, vides aujourd’hui, apparaissent occupés d’après les textes du Moyen Âge, avec une présence castrale disparue depuis.

Le but de cette étude est de recenser et de situer dans chaque commune le maximum de ces ouvrages défensifs, même s’ils n’existent plus qu’à l’état de traces.

Deux sortes de renseignements ont permis cette localisation : la prospection sur le terrain de ruines souvent anonymes, mais aussi le repérage d’après des témoignages écrits, révélés par les chroniques féodales, les travaux des médiévistes  et des historiens spécialisés.

La prospection sur le terrain s’avère difficile car elle s’opère à pied, dans des zones montagneuses accidentées où  souvent les obstacles naturels sont intégrés au système défensif.

La photographie aérienne semblerait devoir aider la recherche, mais la nature déchiquetée du relief rocheux fausse les relevés. Les castellaras protohistoriques se mêlent aux bergeries et à leur enclos, dans un enchevêtrement de murs de pierres sèches qui rendent indiscernables les points fortifiés recherchés sur les clichés. Ce n’est qu’après un premier repérage à pied que la photo aérienne permet de localiser les traces d’habitations et les voies de communication entourant le château identifié.

Indiquer la position d’un château et lui donner un nom ne suffit pas pour l’étudier. Il faut analyser les raisons du choix de son emplacement, comprendre la façon dont il a été conçu pour assurer sa valeur défensive et son mode de construction. S’impose alors un relevé exact des vestiges encore apparents.

Situés ensuite dans leur répartition géographique, les châteaux de la région disposés sur une carte permettent une première approche historique succincte, basée sur l’intérêt stratégique et les similitudes de conception et de modes de construction.

S’y distinguent les châteaux de peuplement placés au centre d’une possession territoriale qu’ils protégeaient, ceux formant une ligne de défense garantissant les limites d’une seigneurie importante et  enfin ceux bâtis le long d’anciennes voies de communication dont ils assuraient la sécurité.

Le rôle stratégique des châteaux des deux derniers types en réservait l’occupation exclusive aux seuls hommes d’armes, de plus, l’étroitesse des locaux écartait l’accueil des paysans des environs.

A partir des anciennes divisions des seigneuries, assez stables du XIme au XVme siècle et des voies qui les desservaient, une première approche peut s’esquisser. De plus, les opérations militaires, conduites par les Comtes de Provence dès le XIIme siècle pour imposer leur autorité sur la Provence orientale, tout comme les conflits générés au XIVme siècle par la succession de la Reine Jeanne, vont entraîner la construction de divers châteaux spécifiques. Si les premiers bâtis s’affrontent, les suivants seront installés pour surveiller et quadriller le territoire conquis.

L’architecture militaire médiévale des Alpes Maritimes est dignement représentée tant par les châteaux conservés ou aménagés que par ceux existants encore à l’état de ruine. Ce vaste ensemble témoigne d’une évidente originalité, avec des caractéristiques apparentant ces constructions à celles du midi montagneux, de la Catalogne à l’Italie voisine, mais nettement différenciées de ceux bâtis dans la France du nord à la même époque.

Les Alpes Maritimes ont le mérite d’offrir à leurs visiteurs, en plus du soleil, de riches trésors culturels, artistiques et historiques.

Le but de cet ouvrage est d’attirer l’attention sur l’un de leurs plus beaux fleurons malheureusement négligé : les châteaux du Moyen Âge. Ces forteresses constituent un patrimoine inestimable souvent méconnu, témoignant d’une période passionnante, à l’origine de notre histoire.

Georges Duby, spécialiste du Moyen Âge, nous invite à « imaginer » cette lointaine époque, il ajoute : « C’est ce que sont toujours obligés de faire les historiens. Leur rôle est de recueillir des vestiges, les traces laissées par les hommes du passé, d’établir, de critiquer scrupuleusement un témoignage ». Telle aura été notre démarche pour aboutir à vous présenter ces « Châteaux du Moyen Âge des Alpes Maritimes ».

Fréquemment dressés sur des sommets s’ouvrant sur des paysages inoubliables, au bout de sentiers caillouteux, nombre de ces châteaux ruinés encore hantés par les premiers maîtres du pays méritent d’être découverts.

 

 

D’après « Les Châteaux du Moyen-âge en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 20 € : téléphoner au

 04 93 24 86 55

Le Moyen Âge a duré plus de mille ans, presque une éternité ! Aussi, les différences l’emportent largement sur les points communs.

Quel rapport entre la Provence romaine, soumise aux déferlements des hordes barbares et celle annexée au Royaume de France de Louis XI ?

Terre de passage et de partage, les Alpes Maritimes – ou Provence orientale – sans ignorer ces disparités, conservent les facteurs d’une unité enracinée dans le sol et dans les mentalités.

Qu’il s’agisse de la langue latine, de la religion chrétienne, de la construction des états modernes aux œuvres de l’intelligence, cette époque fournit en ce lieu tous les éléments nécessaires pour appréhender dix siècles de cataclysme et de grandeur.

La découverte des châteaux et des forteresses médiévales du « Pays d’Azur » (Alpes Maritimes), témoins authentiques des bouleversements de cette période clé n’est pas aisée ; elle constitue pourtant le meilleur moyen de retrouver ces temps disparus.

Les plus anciennes constructions datent d’un millénaire ; en parties détruites ou restaurées, elles offrent rarement leur visage primitif, laissant le plus souvent à l’imagination le pouvoir de les faire renaître.

L’archéologie de l’âme peut nous aider à retrouver l’image vivante de la chevalerie et des nobles hantant ces demeures oubliées.

Elle nous sera restituée grâce à de nombreuses anecdotes émaillant l’austère description des sites. Puisées dans les chroniques et les légendes, elles restituent une vision de valeurs fondées sur l’honneur et la foi.

Confronté à l’hostilité et à la violence d’un monde obscur, l’homme médiéval exprimera une part de ses ambitions et de ses craintes par des ouvrages défensifs. Ces orgueilleux édifices inscrivent dans le paysage les premières empreintes de l’histoire mouvementée des Alpes Maritimes.

Laissons-nous entraîner à la fabuleuse découverte de ces 140 châteaux et vestiges médiévaux présentés avec précision par Edmond Rossi, un niçois passionné par le passé et les traditions d’une région qu’il connaît bien. Il nous offre en plus la part d’imaginaire qui entoure ces vieilles pierres.

Rappelons qu’Edmond Rossi est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant de l’Histoire des Alpes Maritimes et de la mémoire de ses habitants.

 

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23.05.2009

LA COMMANDERIE TEMPLIERE DE NICE: ITINERAIRE DE DECOUVERTE

114 bis LUCERAM, CHAPELLE DE LA MADONA ROUTA DU XIIIè SIECLE page 114.jpg

Les Templiers intriguent et tourmentent notre esprit par leur part de mystère. La découverte de leurs monuments nous entraîne dans un pari audacieux, visant à dépasser les divagations propres à enflammer l’imagination populaire par des attributions fantaisistes.

La sincérité de cette captivante approche nous a conduit à des analogies significatives, lorsque la réalité échappe à nos investigations.

Les douze itinéraires proposés doivent se compléter par la lecture des informations contenues dans les divers chapitres, l’Index Alphabétique (en fin d’ouvrage) permet une découverte rapide des lieux visités.

Les noms de localités soulignés, indiquent la possibilité d’une étape avec restaurant, pour le déjeuner. L’usage d’une carte routière au 1/100 000 ème est recommandé. Les itinéraires présentés privilégient un départ depuis Nice, mais peuvent être adaptés par chacun avec facilité. La visite des églises, souvent closes, nécessite de se faire remettre la clé ou de se faire accompagner, dans tous les cas le pourboire est conseillé. Bonne route !

La visite du vieux Nice et plus particulièrement de la rue de la Préfecture, l’ancienne rue Saleya du Moyen-Age où fut située le siège niçois du Temple, peut précéder ou suivre l’excursion proposée.

Le quartier du Ray, au nord de la ville, présente encore un lieu-dit du « Temple » sans offrir les ruines signalées par E. Raynaud, au début du XX ème siècle.

Pas davantage de traces de la maison–hospice du Var, indiquée jadis à l’ouest de la cité, vers le bord du fleuve. Un seul indice peut nous guider, sur la localisation du site : l’église Saint Augustin.

En effet, les moines de l’ordre des Augustins succédèrent aux Templiers dans la gestion de l’hospice du Var.

Il faut prendre ensuite la route vers le nord de la ville, en remontant le Paillon, pour atteindre d’abord l’Escarène puis le village de Lucéram.

Dans un premier temps, parcourir les ruelles tortueuses de cette ancienne place-forte médiévale, chargée de témoignages architecturaux du XIII ème siècle.

C’est vers l’ancien prieuré bénédictin dont  subsiste la chapelle de la Madona Routa (restaurée en 1961), qu’il faudra rechercher la présence évoquée des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

Reprendre la direction de l’Escarène où l’on bifurque pour atteindre Sospel, après avoir franchi le col de Braus.

Parvenu à Sospel, rejoindre à 1,5 km à l’est du bourg la chapelle du prieuré Saint Gervais, supposée fondée en 1180 par les Templiers. Voir également à proximité «la ferme des Templiers » avec son four d’angle.

Effectuer le retour à Nice, par Menton, Eze et la Moyenne corniche.

 

D’après «Les Templiers en Pays d’Azur » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 18 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-Age de ces fiers chevaliers.

Quel fut le rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?

Que connaît-on des chroniques oubliées et des règles secrètes de l’Ordre du Temple ?

Par ailleurs, quel crédit accorder aux légendes relatives à leurs trésors cachés ?

Enfin, quels monuments et vestiges portent encore l’empreinte des chevaliers « de la croix et des roses » ?

Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.

Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Auteur de divers ouvrages traitant de l‘Histoire des Alpes Maritimes, Edmond Rossi, niçois passionné par le passé et la mémoire d’une région qu’il connaît bien, nous entraîne dans une attentive et fascinante découverte des annales et des sites toujours hantés par l’ombre des chevaliers au blanc manteau à la croix rouge.

 

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